stade

nature
nom masculin
diction
[stad] · 1 syllabe
usage
28 par million de mots

Sens et définitions

Nom 7

  1. Carrière ou enceinte ayant cette longueur et où les Grecs s’exerçaient à la course.
    • Il est probable que, sans avoir construit d’édifices qui puissent se comparer aux cirques-hippodromes romains, les artistes grecs de la force et de l'agilité se sont produits autant sur les places publiques que dans les stades, comme celui d'Olympie, […]. Encyclopaedia universalis, tome 5, 1990, page 928
  2. Degré ou palier dans une évolution.
    • Une partie des larves des deuxième et troisième stades et toutes celles du quatrième stade hivernèrent. Revue de pathologie végétale et d’entomologie agricole de France, volumes 29-30, 1950, page 113
5 emplois spécialisés
  1. Antiquité grecque Mesure de longueur valant à peu près 180 mètres.
    • Or, depuis Abydos jusqu’à la côte opposée, il y a un trajet de sept stades. Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3ᵉ édition, 1877, page 2
  2. Sport Bâtiment qui entoure ce terrain de sport où se déroulent des compétitions sportives.
    • Il les partage avec ses frères et son père car, à la maison, on n’a plus les moyens financiers de se rendre au stade Anne Cordier, Pour une éducation aux médias et à l’information (de) tous les jours, The conversation, 17 mars 2024
  3. Médecine Période ou degré d’une maladie intermittente.
    • Cette maladie est à un stade avancé.
  4. Généralités Grande enceinte, terrain aménagé pour la pratique des sports, et le plus souvent entouré de gradins, de tribunes.
  5. Cancers et oncologie État d'évolution d'un cancer déterminé sur la base de données (siège, taille, extension, atteinte de ganglions (adénopathie, métastases) exprimées sous la forme de codes.

Citation

On appelait en général stade chez les Grecs l'endroit où les athlètes s'exerçaient entre eux à la course, et celui où ils combattaient sérieusement pour le prix
Charles Rollin, Hist. anc. Œuv. t. v, p. 76, dans POUGENS

Origine du mot

Du latin stadium issu du grec ancien στάδιον stadion (« mesure de 600 pieds grecs ou 625 pieds romain, champ de course de cette longueur », étymologiquement, en grec « [mesure] fixée, déterminée »), forme neutre de στάδιος, stadios (« stable, ferme, qui tient debout ») qui explique le sens médical. La racine indoeuropéenne en est *sta (« être debout ») dont sont issus, entre autres, le latin stare, l’anglais stand, etc.

Dans le dictionnaire latin : stadium

Suivre son trajet sur la carte des origines

1873 — le Littré

STADE s. m. (sta-d')

1Terme d'antiquité. Mesure itinéraire valant 180 mètres.

  • Comme, outre ces ports, les trois murailles renferment encore une foule de maisons, de temples et de monuments de toute espèce, on peut dire que l'enceinte totale de la ville [Athènes] est de près de deux cents stades — BARTHÉL., Anach. ch. 6

2 Carrière où les Grecs s'exerçaient à la course, et qui avait un stade de longueur. encore relevé aujourd’hui

  • On appelait en général stade chez les Grecs l'endroit où les athlètes s'exerçaient entre eux à la course, et celui où ils combattaient sérieusement pour le prix — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. v, p. 76, dans POUGENS
  • Comme la lice ou la carrière destinée aux jeux athlétiques n'avait d'abord qu'un stade de longueur, elle prit le nom de sa propre mesure, et s'appela le stade, soit qu'elle eût précisément cette étendue, soit qu'elle fût beaucoup plus longue — ID., ib.
1 autre citation
  • Le stade est une chaussée de six cents pieds de long, et d'une largeur proportionnée ; c'est là que se font les courses à pied, et que se donnent la plupart des combats — BARTHÉL., Anach. ch. 38

3Terme de médecine. Chaque période d'une maladie intermittente. Il est dans le stade du froid, du chaud. encore relevé aujourd’hui

Remarque

Molière a fait ce mot féminin : C'est un archaïsme.

  • Pour le prince, entre tous sans peine on le remarque, Et d'une stade loin il sent son grand monarque, — MOL., Mélic. I, 3
Historique

XIIIe s.

  • En toute la Secille n'est que trois mille estages [var. estades], et estages sont en grezois ce que nos appelons milliers, et que li François apelent lieue, mais il ne sont mie pareil — BRUN. LATINI, Trésor, p. 164

XIVe s.

  • Les hystoires dient que Milon mengeoit un beuf en un jour et que il le portoit tout le cours d'une estade sans arrester — ORESME, Éth. 44
Étymologie

Lat. stadium, de στάδιον, dont σπάδιον, suivant les étymologistes, est la forme primitive, lequel se rattache à spatium, espace.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « stade » du Wiktionnaire.

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