brigandage

nature
nom masculin
diction
[bʁiɡɑ̃daʒ] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
brigand

Sens et définitions

Nom 2

  1. Pillage, crime commis avec violence et à main armée, et le plus souvent par des malfaiteurs réunis en troupe.
    • La guerre entre tribus et même les actes de brigandage étaient de véritables sports, au même titre que la chasse et la fantasia. Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 110
  2. Concussion, exaction, déprédation.
    • De grands embarras financiers avaient conduit le gouvernement à signer avec des compagnies de chemin de fer des conventions que les radicaux avaient dénoncées comme étant des actes de brigandage. Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VI, La moralité de la violence, 1908, page 281

Citation

Tu céderas ou tomberas sous ce vainqueur, Alger, riche des dépouilles de la chrétienté.... nous verrons la fin de tes brigandages.... et la navigation va être assurée par les armes de Louis
Bossuet, Marie-Thér.

Origine du mot

Brigand. — Littré, 1873

1873 — le Littré

BRIGANDAGE s. m. (bri-gan-da-j')

1 Volerie à main armée.

  • Tu céderas ou tomberas sous ce vainqueur, Alger, riche des dépouilles de la chrétienté.... nous verrons la fin de tes brigandages.... et la navigation va être assurée par les armes de Louis — BOSSUET, Marie-Thér.

Volerie en général.

  • Vous êtes pilier né de tous les lansquenets Qui sont pour la jeunesse autant de trébuchets ; Un bois plein de voleurs est un plus sûr passage ; Dans ces lieux jour et nuit ce n'est que brigandage — REGNARD, Joueur, I, 7

2Par extension, concussion, exaction, déprédation. repris par le Wiktionnaire

  • Une compagnie qui, dans son administration indienne, n'a subsisté que d'un secret brigandage — VOLT., Louis XV, 35
  • La régie était un chaos, l'ignorance extrême, le brigandage au comble — ID., Louis XIV, 4
Historique

XVe s.

  • Les brigandaiges de Dangier — CH. D'ORL., Ball. 86

XVIe s.

  • Ce que les barbares jadiz appelloyent proesses, maintenant nous appellons briguanderies et meschancetez — RAB., Gar. I, 46
  • Les Hespagnolz estimoient encore lors, que c'estoit une belle chose que vivre de brigandage — AMYOT, Marius, 7
1 autre citation
  • Brigandages, larcins et tout ce que la nuit Renferme de mauvais quand le soleil ne luit — RONS., Le bocage royal, 1re partie, à lui-même.
Étymologie

Brigand.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « brigandage » du Wiktionnaire.

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