déprédation
- nature
- nom féminin
- diction
- [depʁedasjɔ̃] · 4 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Vol ou pillage fait avec dégât.
- Deux mots encore sur la marine marocaine, cette marine si redoutée, autrefois, quand les corsaires barbaresques infestaient les eaux européennes, étendant leurs déprédations à tout le littoral méditerranéen et jusqu'aux côtes de l'Angleterre. Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 88
- Dégâts que produisent des ravageurs ou des parasites.
-
Malversation commise dans l’administration ou la régie de quelque chose.
- La déprédation des finances.
1 emploi spécialisé
- Sécurité des biens Dommage matériel causé aux biens d'autrui, aux biens publics.
Citation
Voilà dans un Anglais le premier modèle de la réformation anglicane et de la déprédation des églises
Origine du mot
Du latin depraedatio.
Dans le dictionnaire latin : depraedatio
1873 — le Littré
DÉPRÉDATION s. f. (dé-pré-da-sion ; en poésie, de cinq syllabes)
1 Pillage avec dégât. Les déprédations des corsaires. Faire des déprédations.
- Voilà dans un Anglais le premier modèle de la réformation anglicane et de la déprédation des églises — BOSSUET, Var. XI, § 154
- Après la déprédation de tant de maisons régulières [couvents], les peuples se trouvèrent chargés d'impôts — MAUCROIX, Schisme d'Anglet. liv. I, p. 166, dans RICHELET
3 autres citations
- Louis XIV s'attendait encore moins que son arrière-petit-fils [sur le trône d'Espagne] abandonnerait les Français pendant quatre ans aux déprédations de l'Angleterre, maîtresse de Gibraltar — VOLT., Lett. Choiseul, 13 juillet 1761
- Nous épuiserions la nature, si elle n'était inépuisable, si par une fécondité aussi grande que notre déprédation, elle ne savait se réparer elle-même et se renouveler — BUFF., Anim. carnassiers.
- Dans la mer, toutes les espèces sont presque également voraces, mais la fécondité y est aussi grande que la déprédation — ID., Bœuf.
2 Malversation. Les déprédations qui se commettent dans un État. encore relevé aujourd’hui
- Il est vrai que faire le procès du surintendant [Fouquet], c'était accuser la mémoire du cardinal Mazarin ; les plus grandes déprédations dans les finances étaient son ouvrage — VOLT., Louis XIV, 25
- Comme les chefs de la colonie avaient partagé avec les officiers subalternes le prix de cette déprédation, il ne se trouva personne qui pût rétablir l'ordre — RAYNAL, Hist. phil. IV, 21
1 autre citation
- Deux siècles de déprédations et de brigandages ont creusé le gouffre où le royaume est près de s'engloutir — MIRABEAU, Collection, t. II, p. 183
On dit aussi, en affaires privées, la déprédation des biens d'un pupille.
Étymologie
Lat. depraedatio, de depraedari, dépréder.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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