chrême

nature
nom masculin
diction
[kʁɛm] · 1 syllabe
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

1 emploi spécialisé
  1. Christianisme Huile sacrée, mêlée de baume et servant aux onctions qu’on fait dans l’administration de certains sacrements et dans quelques autres cérémonies de l’Église.
    • C’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par son Evangile : naissance, au reste, qui ne devient parfaite que par le baptême et par le chrême (la confirmation) donnée par le ministère de l’évêque. Marie-Nicolas-Silvestre Guillon, Bibliothèque choisie des pères de l’église grecque et latine ou Cours d’éloquence sacrée, volume 5, 1828

Citation

Je vais vous consacrer sur ce bord de ma tombe ; Baissez la tête, enfant, pour que le chrême y tombe
Alphonse de Lamartine, Joc. V, 182

Origine du mot

Du latin chrisma (« onction »), du grec ancien χρίσμα, khrísma (« huile, onction par huile »).

Dans le dictionnaire latin : chrisma

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1873 — le Littré

CHRÊME s. m. (krê-m')

1 Huile mêlée de baume, et consacrée pour servir aux onctions dans l'administration de certains sacrements. Le saint chrême. encore relevé aujourd’hui

  • Je vais vous consacrer sur ce bord de ma tombe ; Baissez la tête, enfant, pour que le chrême y tombe — LAMART., Joc. V, 182

Fig. Cela ferait renier chrême et baptême, cela mettrait toute patience à bout.

2Fig. Liaison occulte. Vieux en ce sens. non relevé aujourd’hui

  • Il était toujours demeuré une sorte de liaison de M. le Prince et de M. le prince de Conti à lui [Larochefoucauld] de l'ancien chrême des pères, mais sans rien d'apparent — SAINT-SIMON, 229, 93
  • Sa vertu [de Mlle de Condé] la rendit suspecte aux jésuites, à qui l'hôtel de Conti l'était déjà de tout temps, à cause de l'ancien chrême du vieux hôtel de Conti, qui en effet s'était un peu communiqué à celui-ci, même à celui de la fille du roi — ID., 225, 22
Historique

XIIe s.

  • Cuidiez-vos, chier frere, ke li cramme faillist el baptisme de Christ ? — ST BERN., 563

XIIIe s.

  • Et d'autre part ot un cresmier, Et à senestre un balsamier ; Car de l'un basmes decouroit, Et de l'autre cresmes caoit — Fl. et Bl. 321
  • Et puis prent le cresme, et l'oint par dessus le toup ; disant ce qui est usé de dire, et orisons, et psaumes — Ass. de J. I, 30
1 autre citation
  • Moult a cy vertueux baptesme, Qui enta sans huile et sans cresme Salut d'invocation trine — J. DE MEUNG, Tr. 254

XVe s.

  • C'est contre soy conjurer. ... Loy forfaire, Et estre au cresme parjure — ALAIN CHART., Esperance ou consolation des 3 vertus.
  • En Jhesus est Saint Esperit ; Car il a esté oint du cresme, Et sy a annuncié baptesme — Résurr. de J. C
2 autres citations
  • Le bonhomme qui est à la bonne foi et du bon cresme, — Les quinze joies de mariage, joie 5e.
  • Cestuy drap est cher comme cresme — Patelin

XVIe s.

  • Dont nous rendront-ils donc certains, que leur chresme soit un vaisseau du Saint Esprit ? — CALV., Instit. 1166
Étymologie

Χρίσμα, baume, onction, de χρίειν, oindre (voy. CHRIST).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « chrême » du Wiktionnaire.

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