colibri
- nature
- nom masculin
- diction
- [kolibʁi] · 3 syllabes
- attesté
- 1701 (datation incertaine)
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Nom normalisé qu’on donne à environ 70 genres d’oiseaux de la famille des trochilidés et de la sous-famille des trochilinés, comportant plus de 145 espèces à plumage iridescent, et qu’on retrouve dans l’écozone néarctique, mais dont la plupart des espèces habitent les régions subtropicales et tropicales de l’écozone néotropicale. (genres principaux: Archilochus, Colibri, Lampornis, Oreotrochilus, Trochilus, etc.).
- Ses caleçons noirs étaient semés de mandragores, et d’une manière indolente elle faisait claquer de petites pantoufles en duvet de colibri. Gustave Flaubert, Trois Contes : Hérodias, 1877
-
familier Nom générique désignant familièrement tous les oiseaux de la famille des trochilidés, i.e. les oiseaux-mouches, sans distinction des genres visés.
- Un colibri, quasi immobile dans son vol, cueille le suc des fleurs du prunier devant la maison. Michèle Mailhot, Notes de parcours, 1986
Origine du mot
Ce mot est apparu dans la langue à l’époque de Georges-Louis Leclerc de Buffon, qui le mentionne dans son Histoire naturelle (et le distingue, assez étrangement, de l’oiseau-mouche, par la forme du bec (droit chez l’oiseau-mouche, incurvé chez les colibris) et la taille de l’oiseau (le colibri étant de taille supérieure à celle de l’oiseau-mouche). Il n’y a aucun fondement scientifique à une telle distinction. Selon Buffon, le nom vernaculaire a été directement emprunté de l’espagnol (colibrí), tandis que le mot lui-même proviendrait d’une des langues caribes et désignerait cet oiseau (sans égard au sexe) . Cependant, la plupart des sources modernes suggèrent que c’est l’inverse qui s’est produit, c’est-à-dire que le français l’aurait directement emprunté à une langue caribe maintenant éteinte, et les autres langues romanes, incluant l’espagnol, l’auraient à leur tour emprunté au français. La forme originale du mot dans sa langue originelle serait colubri.
1873 — le Littré
COLIBRI s. m. (ko-li-bri)
Très petit oiseau que le vulgaire confond avec l'oiseau-mouche, tandis que pour le zoologiste l'oiseau-mouche et le colibri appartiennent à deux genres différents. encore relevé aujourd’hui
- Cet oiseau est sans difficulté le plus beau et le plus petit qu'il y ait au monde ; il y a des auteurs qui l'appellent l'oiseau bourdonnant, parce que quand il vole, il bourdonne comme les abeilles ou comme ces grosses mouches qu'on appelle des bourdons ; d'autres l'appellent l'oiseau-mouche, à cause de sa petitesse ; nos Français le nomment colibri qui est le nom que les Caraïbes lui ont donné — LABAT, Nouv. voyage aux îles, t. IV, p. 11
- On servit quatre potages garnis chacun de deux perroquets, un vautour bouilli, qui pesait deux cents livres, deux singes rôtis d'un goût excellent, trois cents colibris dans un plat et trois cents oiseaux-mouches dans un autre — VOLT., Candide, 17
1 autre citation
- S'éveillant, Babillant, Au jour qui naît et brille, Son petit corps scintille D'émeraude et d'azur Et d'or pur ; Fleur qui cherche sa tige, Le voilà qui voltige ; L'aurore en a souri ; Baisez-moi, colibri — BÉRANG., Colibri.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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