croupier

nature
nom masculin
diction
[kʁupje] · 2 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

2 emplois spécialisés
  1. Jeux Personne qui tient le jeu, paie et ramasse l’argent, dans un casino, une maison de jeu.
    • On ne jouait plus : le croupier attendait qu’un responsable du casino lui donne la permission d’accepter le pari. Judith Krantz, À nous deux Manhattan, 1986
  2. Commerce vieilli Spéculateur qui, sans figurer en nom propre dans une opération commerciale ou de bourse, doit cependant supporter une part des pertes et prendre une part des bénéfices.
    • Sur les trente-cinq sous réservés aux fermiers généraux, dix-neuf sont partagés à des croupiers inutiles. Jacques Necker, Compte rendu au roi, janvier 1781

Citation

Chamillart prit des croupiers [au jeu du roi], parce que le jeu était gros ; il y fut heureux
Saint-Simon, 70, 148

Origine du mot

Croupe ; à cause que le croupier est celui qu'on prend pour ainsi dire en croupe, qui devient compagnon, associé. — Littré, 1873

1873 — le Littré

CROUPIER s. m. (krou-pié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des krou-pié-z adroits)

1 Celui qui est associé avec le joueur tenant la carte ou le dé. C'est un bon croupier, il conseille bien. encore relevé aujourd’hui

  • Chamillart prit des croupiers [au jeu du roi], parce que le jeu était gros ; il y fut heureux — SAINT-SIMON, 70, 148

2 Anciennement, celui qui assistait le banquier à la bassette et l'avertissait des cartes qu'il passait.

Le commis qui tient le jeu pour le compte du banquier dans les établissements de jeu.

3 Celui qui prend part à quelque affaire de finance, sans s'y faire nommer. encore relevé aujourd’hui

  • Sur les trente-cinq sous réservés aux fermiers généraux, dix-neuf sont partagés à des croupiers inutiles — NECKER, Compte rendu au roi, janv. 1781, p. 43

Celui qui a un intérêt dans la part d'un associé ; un sous-associé.

Fig. Celui qui est dans les intérêts d'un autre et les soutient secrètement.

  • Dubois avait obtenu du régent de n'en parler à personne [du traité de La Haye] ; mais je n'ai jamais douté que le duc de Noailles et Canillac, alors ses croupiers, n'en fussent exceptés — SAINT-SIMON, 454, 128
  • Le duc de la Force fut bien averti de se défier de d'Aumont à Sceaux et de se conduire comme avec le croupier de Mme du Maine — ID., 378, 110

4Terme de droit canonique. Confidentiaire prêtant son nom à celui qui plaide pour un bénéfice.

5 Adjectivement. Qui est en croupe, derrière une personne en selle.

  • Lorsqu'il l'espérait le moins, le cavalier croupier se laissa tomber à terre et se mit à rire — SCARRON, Rom. com. I, 2e part.
Étymologie

Croupe ; à cause que le croupier est celui qu'on prend pour ainsi dire en croupe, qui devient compagnon, associé.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « croupier » du Wiktionnaire.

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