dédit

nature
nom masculin
diction
[dedi] · 2 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Révocation d’une parole donnée.
    • Allez, mademoiselle, en fait de mariage, une fille a son dit et son dédit. Brueys, Grondeur, II, 3.
  2. Somme stipulée et due par celui qui ne remplit pas les termes d’une convention.
    • Mais songez au dédit, il faut surtout le mettre. Hauteroche, Bourg. de qual. IV, 5.
  3. Acte qui garantit cette stipulation, indemnité encourue par celui ou celle qui se dédira.
    • Qu’avec un grand plaisir, dédit, je te déchire. Charles Dufresny, Le Dédit, 1719, acte I, scène 11

Formes fléchies 3

  1. Participe passé masculin singulier de dédire.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de dédire.
  3. Troisième personne du singulier du passé simple de dédire.

Origine du mot

Dédit 1 ; génev. dédite, s. f. — Littré, 1873

1873 — le Littré

DÉDIT, ITE1 part. passé (dé-di, di-t')

de dédire

Qui a été désavoué. Dédit par ceux qui l'avaient chargé de parler.

  • De peur d'en être dédit, il n'osa nommer son successeur — BOSSUET, Hist. III, 5

DÉDIT2 s. m. (dé-di ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel, l's se lie : des dé-di-z obligatoires)

1 Révocation d'une parole donnée. repris par le Wiktionnaire

Fig. Cet homme a son dit et son dédit, c'est-à-dire il est inconstant, on ne peut se fier à sa parole.

  • Allez, mademoiselle, en fait de mariage, une fille a son dit et son dédit — BRUEYS, Grondeur, II, 3

2 Somme stipulée et due par celui qui ne remplit pas les termes d'une convention. repris par le Wiktionnaire

  • Mais songez au dédit, il faut surtout le mettre — HAUTEROCHE, Bourg. de qual. IV, 5

Acte qui garantit cette stipulation. Le dédit fut déposé chez un notaire.

  • Qu'avec un grand plaisir, dédit, je te déchire — DUFRÉNY, Dédit, I, 11
Historique

XIVe s.

  • Mais les deux spermes dessus dicts Sont composez ; c'est sans desdicts, Des quatre elements seulement — Traité d'alch. 30

XVe s.

  • Fut conclue une trefve à deux mois de desdit — COMM., VIII, 16

XVIe s.

  • Le repentir n'est qu'une desdicte de nostre volonté — MONT., III, 261
Étymologie

Dédit 1 ; génev. dédite, s. f.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « dédit » du Wiktionnaire.

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