faste
- nature
- adj
- diction
- [fast] · 1 syllabe
- usage
- 3 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Magnificence qui se déploie et s’étale.
- Benadad était un roi timide et vain qui n'avait que du faste et de l’orgueil. Jacques-Bénigne Bossuet, Polit. IX, VI, 8
-
Affectation de paraître avec luxe et éclat.
- La Rappinière reçut son compliment avec un faste de prévôt provincial, et ne lui rendit pas la dixième partie des civilités qu’il en reçut. Paul Scarron, Rom. com. I, 5
-
Étalage, ostentation dans les actes ou dans les paroles.
- Mademoiselle de Villenoix a sans doute détruit les véritables lettres qui lui furent adressées, fastes éloquents du délire qu’elle causa. Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832
Adjectif 2
- Propice, favorable, heureux, où tout réussit.
- Relatif aux fastes.
Citation
Benadad était un roi timide et vain qui n'avait que du faste et de l'orgueil
Origine du mot
Du latin fastus (« faste, propice, favorable ») qui donne aussi le mot fastes, inusité au singulier en français.
Du latin fastus (« hauteur, orgueil », « dédain »).
Dans le dictionnaire latin : fastus
1873 — le Littré
FASTE1 s. m. (fa-st')
1 Magnificence qui se déploie et s'étale. Le faste royal. repris par le Wiktionnaire
- Benadad était un roi timide et vain qui n'avait que du faste et de l'orgueil — BOSSUET, Polit. IX, VI, 8
- Quel sera quelque jour cet enfant merveilleux ? Il brave le faste orgueilleux, Et ne se laisse point séduire à tous ses attraits périlleux — RAC., Ath. II, 9
2 autres citations
- Le faste de la cour voluptueuse de Léon X pouvait blesser les yeux ; mais aussi on devait voir que cette cour même polissait l'Europe et rendait les hommes plus sociables — VOLT., Mœurs, 127
- Du faste des grandeurs autrefois entourée — ID., Scythes, I, 3
2 Affectation de paraître avec luxe et éclat. repris par le Wiktionnaire
- J'ai remarqué l'horreur que ce peuple a montrée Lorsque avec tant de faste il a vu ses faisceaux [de César] Marcher arrogamment et braver nos drapeaux — CORN., Pomp. IV, 1
- Nous exhortons tous ceux qui peuvent donner plus abondamment à faire pour leur salut éternel ce qu'ils font tous les jours pour le faste du siècle — FÉN., t. XVIII, p. 526
4 autres citations
- Ces temps où le faste n'était pas devenu une bienséance à un ministère d'humilité — MASS., Or. fun. Villars.
- Dans les déclamations contre la finance, ce n'est ni la générosité ni la justice qui réclament, quoiqu'elles en eussent souvent le droit et l'occasion, c'est l'envie qui poursuit le faste — DUCLOS, Considér. mœurs. ch. 10
- Le faste nous tient lieu d'une haute noblesse — DESTOUCHES, Diss. IV, 4
- Que mes armes sans faste, emblème des douleurs.... — VOLT., Tancr. III, 1
3Par extension, étalage, ostentation dans les actes ou dans les paroles. repris par le Wiktionnaire
- La Rappinière reçut son compliment avec un faste de prévôt provincial, et ne lui rendit pas la dixième partie des civilités qu'il en reçut — SCARRON, Rom. com. I, 5
- Toujours un peu de faste entre parmi nos pleurs — LA FONT., Matrone.
4 autres citations
- Mais sa muse [de Ronsard], en français parlant grec et latin, Vit dans l'âge suivant, par un retour grotesque, Tomber de ses grands mots le faste pédantesque — BOILEAU, Art p. I
- C'est en Espagne un Ximénès, sous Isabelle, qui, après la mort de la reine, est régent du royaume, qui, toujours vêtu en cordelier, met son faste à fouler sous ses sandales le faste espagnol — VOLT., Mœurs, 121
- Sottise ! amis ; point de folle dépense ; Laissez aux grands le faste des regrets — BÉRANG., Mon tomb.
- Tous [à Quiberon] succombaient sans peur, sans faste, sans murmure — V. HUGO, Odes, I, 4
Fig.
- Ces lettrés [de la Chine], Qui, trop enorgueillis du faste de leurs lois.... — VOLT., Orphel. II, 7
Faste n'a pas de pluriel.
Remarque
Corneille, en imitation du XVIe siècle, a dit fast sans e : Il entre avec éclat, mais votre populace Ne voit point sur son front de fast ni de menace, les Vict. du roi, 1667.
Historique
XVIe s.
- Elle servira plus à le ruiner de despense et de fast somptueux qu'à l'aggrandir — Sat. Mén. p. 179
Étymologie
Lat. fastus, faste, proprement hauteur, d'où fastigium, faîte.
FASTE2 adj. (fa-st')
Terme d'antiquité romaine. Jours fastes, jours où il était permis de rendre la justice, par opposition à jours néfastes.
Étymologie
Lat. fastus, de fas, la justice, de fari, prononcer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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