forfanterie

nature
nom féminin
diction
[fɔʁfɑ̃təʁi] · 4 syllabes
usage
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Sens et définitions

Nom 2

  1. Propension à étaler ses vertus.
    • L’homme est de type indien, visage large marqué de rides dures comme des cicatrices. Il monte son cheval simplement, sans forfanterie, avec l’élégance naturelle des gens de terre. J.M.G. Le Clézio, Trois Mexique, Gallimard, 2026, page 106
  2. Fanfaronnade extrême et habituelle.
    • Puis arrivèrent les toasts insidieux, les forfanteries, les défis. Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831

Citation

Quelque mépris que le régent eût pour les forfanteries du maréchal, il en était quelquefois piqué, et avait été deux ou trois fois près de l'exiler ; mais la dernière incartade combla la mesure
Charles Pinot Duclos, Mém. Rég. Œuv. t. VI, p. 142, dans POUGENS

Origine du mot

Ital. furfanteria, action de coquin, de furfante (voy. FORFANTE) ; espagn. farfantoneria. Scheler a pensé que ce mot ne venait pas de l'italien, à cause que l'italien a un sens différent, et il a indiqué le wallon forfer, dépenser, ou le wallon forvanter, se vanter outre mesure. Mais le sens italien du mot se trouve dans les exemples du XVIe siècle ; il n'y a donc là que le passage d'une acception à une autre. — Littré, 1873

1873 — le Littré

FORFANTERIE s. f. (for-fan-te-rie)

1 Acte de violence (sens aujourd'hui inusité).

  • ....On vint ici faire une brouillerie ; Vous rentrâtes, voyant cette forfanterie ; Et, pour vous protéger, je vous suivis soudain — CORN., l'Illusion, IV, 4

2 Caractère du forfante, et caractère des choses que fait le forfante.

  • Que d'affectation et de forfanterie ! — MOL., Tart. III, 2
  • Sans découvrir encore au peuple la forfanterie de notre art — ID., Am. méd. III, 2
1 autre citation
  • Quelque mépris que le régent eût pour les forfanteries du maréchal, il en était quelquefois piqué, et avait été deux ou trois fois près de l'exiler ; mais la dernière incartade combla la mesure — DUCLOS, Mém. Rég. Œuv. t. VI, p. 142, dans POUGENS
Historique

XVIe s.

  • .... et disoit des forfanteries les plus agreables du monde — D'AUB., Faen. IV, 10
  • ....Et tant d'autres forfanteries [crimes] et meschancetées qu'il a attribué à nos gens d'Eglise — ID., ib. IV, 11
1 autre citation
  • ... Forfanteries inventées pour confondre l'œuvre et se rendre admirables [il s'agit des moyens employés par les chercheurs de sources] — O. DE SERRES, 757
Étymologie

Ital. furfanteria, action de coquin, de furfante (voy. FORFANTE) ; espagn. farfantoneria. Scheler a pensé que ce mot ne venait pas de l'italien, à cause que l'italien a un sens différent, et il a indiqué le wallon forfer, dépenser, ou le wallon forvanter, se vanter outre mesure. Mais le sens italien du mot se trouve dans les exemples du XVIe siècle ; il n'y a donc là que le passage d'une acception à une autre.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « forfanterie » du Wiktionnaire.

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