ivrogne
- nature
- nom
- diction
- [ivʁɔɲ] · 2 syllabes
- usage
- 17 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Personne qui s’enivre régulièrement ou qui boit avec excès.
- Croyez-vous, s’écrie-t-il, croyez-vous qu’il m’a demandé un pourboire, cet ivrogne de moujik ! Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cⁱᵉ, Paris, 1892
-
Silène dioïque (Silene dioica).
- La Lychnide dioïque a reçu le nom vulgaire de Compagnon blanc, la Lychnide des bois, celui de Compagnon rouge. À Dijon, disent M. Lorey et Duret, on donne à ses fleurs le nom burlesque d’ivrognes. Alphonse Laguesse, Promenades botaniques, Dijon, 1877, page 110
- Nom donné à la pivoine par analogie de couleur avec le visage rouge des alcooliques.
Adjectif 1
-
Qui s'adonne à la consommation outrancière de boissons alcoolisées.
- On sait cela, et bien d'autres choses, mais on redoute ce prêtre violent, ivrogne, blasphémateur et même voleur à l'occasion. Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750) , Communications, 1987, vol.46, nᵒ 46, page 119
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent de ivrogner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de ivrogner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de ivrogner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de ivrogner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de ivrogner.
Citation
Et tu prétends, ivrogne, que les choses aillent toujours de même ?... que j'endure éternellement tes insolences et tes débauches ?
Origine du mot
De l’ancien français ivroigne ; du latin populaire ebrionia (« ivresse »).
Dans le dictionnaire latin : ebrionia
1873 — le Littré
IVROGNE adj. (i-vro-gn')
Qui a l'habitude de s'enivrer. encore relevé aujourd’hui
S. m.
- Un jeune médecin vit moins qu'un vieux ivrogne — RÉGNIER, Sat. X
- Et tu prétends, ivrogne, que les choses aillent toujours de même ?... que j'endure éternellement tes insolences et tes débauches ? — MOL., Méd. malgré lui, I, 1
2 autres citations
- L'ivrogne fournit quelques scènes à un farceur ; il n'entre qu'à peine dans le vrai comique — LA BRUY., I
- Elle [Ninon] ne pouvait pas souffrir les ivrognes qui étaient encore un peu à la mode de son temps ; Chapelle, qui l'était, et qu'elle ne put corriger, fut exclu de sa maison, et devint son ennemi — VOLT., Mél. litt. Sur Mlle de l'Enclos.
Historique
XIIIe s.
- S'il n'estoit pas fox [fou] de nature ne yvrongnes — BEAUMANOIR, XIX, 10
XIVe s.
- Lequel Jehan a tousjours esté homme de petit gouvernement, yvroin, rioteux et mesdisant — DU CANGE, ebriare.
XVe s.
- Femmes trouvay enmi ma voye, Dont l'une filloit sa coulongne, Et l'autre qui estoit yvrongne — E. DESCH., Poésies mss. f° 110
- Helas ! que fait un pauvre ivrongne ? Il se couche et n'occit personne — BASSEL., XXXVIII
1 autre citation
- À bon ivrogne il ne faut jamais eau — Faifeu, p. 16, dans LACURNE
XVIe s.
- À la trogne conoyt-on l'ivrogne — LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 199
- Bon chantre, bon yvrogne — ID., ib.
Étymologie
Ivre ; bourguig. ivrongne. La finale ogne paraît être un péjoratif qui se trouve aussi dans charogne.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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