libelle
- nature
- nom masculin
- diction
- [libɛl] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Placet, petit écrit.
- Faiseur de libelles.
-
Acte signifié par écrit.
- Libelle de divorce, acte par lequel un époux annonçait à l'autre qu'il divorçait.
-
Écrit, ordinairement court, injurieux, diffamatoire ou calomnieux.
- Les chrétiens s’efforcèrent d’agir sur l’opinion publique en diffusant une série de libelles, […], où les juifs étaient dépeints sous les traits les plus odieux. Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937
1 emploi spécialisé
- Minéralogie Bulle gazeuse et mobile, qui se trouve à l'intérieur de la plupart des inclusions liquides que le microscope révèle dans les cristaux.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de libeller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de libeller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de libeller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de libeller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de libeller.
Citation
Le Seigneur dit ces choses : quel est ce libelle de divorce par lequel j'ai répudié la synagogue ?
Origine du mot
Du latin libellus (« livret, petit écrit, libelle »).
Dans le dictionnaire latin : libellus
1873 — le Littré
LIBELLE s. m. (li-bè-l')
1 Petit livre.
- L'auteur des premiers cahiers des libelles que le sieur Melchior Tavernier a fait imprimer de diverses méthodes pour pratiquer la perspective.... — DESARGUES, en 1643, dans Acad. des sc. Comptes rendus, t. LVI, p. 501
Terme d'histoire de l'Église. Ouvrage hérétique écrit sur quelque matière de foi. Libelle d'Arius, de Pélage.
2Terme de droit romain. Libelle de divorce, acte par lequel un époux annonçait à l'autre qu'il divorçait.
- Le Seigneur dit ces choses : quel est ce libelle de divorce par lequel j'ai répudié la synagogue ? — PASC., Passages omis, éd. FAUGÈRE.
- Elle [la femme qui n'avait aucune nouvelles de son mari à la guerre] pouvait envoyer le libelle de divorce au chef [militaire] — MONTESQ., Espr. XXVI, 9
Libelle de proclamation, action intentée en justice pour obtenir la réparation d'un dommage quelconque.
Se dit souvent de tout acte en matière ecclésiastique. Libelle d'anathème, d'excommunication, de pénitence, etc.
3Terme d'antiquité ecclésiastique , qui se disait de certains billets ou certificats, que plusieurs chrétiens prenaient des magistrats, pour se mettre à couvert de la persécution.
4 Écrit, ordinairement de peu d'étendue, satirique, injurieux, diffamatoire. encore relevé aujourd’hui
- Le gouvernement n'eut rien d'extraordinaire ni d'irrégulier sous François II, et M. Burnet n'a pu l'improuver qu'en préférant les libelles aux ordonnances et les cabales aux conseils publics — BOSSUET, Var. 1er disc. § 37
- Et déjà [mes vers] chez Barbin, ambitieux libelles, Vous brûlez d'étaler vos feuilles criminelles — BOILEAU, Épîtr. X
5 autres citations
- On nomme libelles de petits livres d'injures ; ces livres sont petits parce que les auteurs, ayant peu de raisons à donner, n'écrivant point pour instruire, et voulant être lus, sont forcés d'être courts — VOLT., Dict. phil. Libelle.
- La vie d'un forçat est préférable à celle d'un faiseur de libelles ; car l'un peut avoir été condamné injustement aux galères, et l'autre les mérite — ID., ib. Quisquis, Langleviel.
- Un libelle enfin qui, pour me servir des expressions d'un des plus estimables hommes de Paris, est l'ouvrage des Furies, si les Furies n'ont point d'esprit — ID., Mél. litt. Mém. sur la satire, Examen, etc.
- Les libelles contre les grands sont des grains de sable qui ne peuvent aller jusqu'à eux ; mais les libelles contre de simples particuliers sont des cailloux qui leur cassent quelquefois la tête — ID., Lett. Maupeou, 20 déc. 1773
- Qu'il fasse des libelles, dernière ressource des lâches — BEAUMARCHAIS, Mère coup. V, 8
Historique
XIIIe s.
- Lesqueles demandes li clerc apelent libeles, et autant vaut demande comme libelle — BEAUMANOIR, VI, 1
XVe s.
- Et bailla le dit chevalier un libelle au roi, qui fut lu — FROISS., III, IV, 78
XVIe s.
- Incontinent, desloyalle femelle, Que j'auray faict et escrit ton libelle [ta satire] — MAROT, I, 361
- On treuve escript dedans le libelle diffamatoire qu'un Antiphon composa contre Alcibiades, que.... — AMYOT, Alc. 5
Étymologie
Lat. libellus, diminutif de liber, livre.
Supplément au dictionnaire
LIBELLE.
3Terme d'antiquité chrétienne. Ajoutez :
Libelles des martyrs, espèces de lettres de recommandation que les martyrs (chrétiens ayant souffert ou souffrant pour la foi) donnaient à ceux qui étaient sujets à la pénitence publique, pour les dispenser de la totalité ou d'une partie de leur peine.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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