limier

nature
nom masculin
diction
[limje] · 2 syllabes
usage
1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Gros chien de chasse avec lequel le veneur quête et détourne la bête, pour la lancer quand on veut la courir.
    • […] l’un d’eux vient du Hexhamshire, il est habitué à suivre la piste des voleurs du Tynedale et du Teviotdale, comme le limier suit la trace du daim blessé […]. Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820
  2. familier Agent en civil de la police.
    • M. Dudouis, le chef de la Sûreté, envoya ses meilleurs limiers de la brigade de fer. Maurice Leblanc, Arsène Lupin en prison dans Arsène Lupin gentleman-cambrioleur, Pierre Lafitte et Cie, 1907, page 58
1 emploi spécialisé
  1. Chasse et pêche sportive Chien dressé pour quêter et pour lancer le gibier.

Citation

Cette convoitise des offices et états (curée autrefois réservée aux nobles limiers) est devenue plus âpre depuis que tous y peuvent prétendre
Paul-Louis Courier, 2e lettre.

Origine du mot

Provençal liamer, liamier ; du latin ligamen, « lien », comme l’indique l’ancienne forme trisyllabique liemier : proprement « le chien tenu en laisse ».

Dans le dictionnaire latin : ligamen

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

LIMIER s. m. (li-mié ; l'r ne se prononce et ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des li-mié-z excellents)

Grand chien qui sert à la chasse des grosses bêtes, telles que le cerf, le sanglier, etc. surtout pour les lancer hors de leur fort, ou pour achever de les tuer, lorsque, étant forcées elles se défendent trop bien contre les chiens de meute. Le limier ne parle pas. encore relevé aujourd’hui

Fig. Celui qui ambitionne, poursuit quelque chose, comme fait le limier pour le gibier.

  • Cette convoitise des offices et états (curée autrefois réservée aux nobles limiers) est devenue plus âpre depuis que tous y peuvent prétendre — P. L. COUR., 2e lettre.

Fig. Les limiers de la police, les agents de police.

  • Don Côme, s'étant aperçu du larcin et de la fuite de son confident, eut recours à la justice, qui dispersa de toutes parts ses limiers pour découvrir le voleur — LE SAGE, Diable boit. ch. 7, dans POUGENS
Historique

XIIIe s.

  • Quant vous serés oltre les prés Seürement, amis, cornés [sonnez du cor], Dont verés venir liemiers, Et chiens gentils, et bons levriers — Partonop. V. 1789
Étymologie

Provenç. liamer, liamier ; du lat. ligamen, lien, comme l'indique l'ancienne forme trisyllabique liemier : proprement le chien tenu en laisse. Cette étymologie, donnée par Diez, écarte celle de Ménage, qui indiquait limen, le seuil, parce que le limier commence la chasse ; ni le sens ni la forme ne conviennent.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « limier » du Wiktionnaire.

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