méprise

nature
nom féminin
diction
[mepʁiz] · 2 syllabes
usage
11 par million de mots
parenté
méprendre

Sens et définitions

Nom 1

  1. Erreur, faute de celui qui se méprend.
    • Ce qui m’a fait mal c’est une méprise, une pure méprise. Yves Delaporte, La méprise, 2021

Formes fléchies 6

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe mépriser.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe mépriser.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe mépriser.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe mépriser.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe mépriser.
  6. Participe passé féminin singulier du verbe méprendre.

Citation

Que les vastes connaissances et l'élévation du génie sont de fausses lueurs qui n'ont rien de plus réel que la méprise qui les admire
Jean-Baptiste Massillon, Conti.

Origine du mot

Méprendre, par son participe mépris. Dans l'ancienne langue, mesprise a le sens de faute, mauvaise action ; quand on voulait dire ce que nous nommons aujourd'hui méprise, on se servait de mesprison : — Littré, 1873

1873 — le Littré

MÉPRISE s. f. (mé-pri-z')

Faute de celui qui se méprend. encore relevé aujourd’hui

  • L'essence de la méprise consiste à ne la pas connaître — PASC., Entretien avec Saci.
  • Que les vastes connaissances et l'élévation du génie sont de fausses lueurs qui n'ont rien de plus réel que la méprise qui les admire — MASS., Conti.
5 autres citations
  • C'est moi qui, pour la mienne, ayant pris sa valise, Ai su me prévaloir d'une heureuse méprise — REGNARD, Ménechmes, V, 6
  • On n'a pas encore pu faire des observations assez sûres pour savoir de quel côté est l'erreur [touchant le jour de la planète Vénus] ; mais cette erreur ne peut être qu'une méprise des yeux, une erreur d'observation, et non de raisonnement — VOLT., Phil. Newt. III, 8
  • Si le jésuite Daniel a pris un abbé guerrier, martialem abbatem, pour l'abbé Martial, cent historiens sont tombés dans de plus grandes méprises — ID., Dict. phil. Abus des mots.
  • Je crois que les méprises où je fais voir que vous êtes tombé me dispensent d'entrer dans de plus grands détails — CONDIL., Lett. à l'aut. des lett. à un Améric.
  • Il dit en même temps que ce taïbi est le même animal que le tlaquatzin de Hernandez ; c'est ajouter la méprise à l'erreur — BUFF., Quadrup. t. IV, p. 159
Synonyme

MÉPRISE, ERREUR. On commet une méprise quand on prend une chose, une personne pour une autre. On commet une erreur quand on se trompe. Dans un calcul on fait une erreur et non une méprise.

Historique

XIIe s.

  • Venger se vuet li rois de ceste grant mesprise — Sax. XXIII
  • Là fait li reis vers Deu e vers le liu mesprise, E as baruns cui pere [dont les pères] establirent l'eglise — Th. le mart. 61

XVe s.

  • [Le roi de France venait de faire brûler Haspre] ....Combien qu'elle eust volontiers excusé de ceste mesprise son frere le roi de France — FROISS., I, I, 100
Étymologie

Méprendre, par son participe mépris. Dans l'ancienne langue, mesprise a le sens de faute, mauvaise action ; quand on voulait dire ce que nous nommons aujourd'hui méprise, on se servait de mesprison :

  • Mesprison est faite de legier, savoir le moien qui est entre tost et tart — H. DE MONDEV., f° 57, verso.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « méprise » du Wiktionnaire.

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