marraine

nature
nom féminin
diction
[maʁɛn] · 2 syllabes
usage
11 par million de mots

Sens et définitions

Nom 4

  1. Celle qui avec le parrain, présente un enfant (le filleul) aux fonts baptismaux (mère spirituelle d’un enfant) ou assiste l’enfant de manière analogue dans une cérémonie civile ou d’une autre religion ou conviction.
    • Le parrain et la marraine s’engagent à soutenir l’enfant en toute circonstance et à respecter sa liberté individuelle dans ses choix futurs. Centre d’Action Laïque, Parrainage laïque
  2. Mère du parrain.
    • Les jeunes filles de mon pays ont assez l’habitude de donner au fils de leur marraine le titre de parrain, et réciproquement celui de marraine à la mère du parrain. George Sand, Jeanne, 1844
  3. Celle qui, lors de l’inauguration d’une cloche ou d’un navire, lui donne un nom.
  4. Ville qui apporte un soutien moral et financier à une ville ou un village détruit par la guerre.

Formes fléchies 5

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de marrainer.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de marrainer.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de marrainer.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de marrainer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de marrainer.

Citation

Pendant le cours de cette ambassade naquit à Venise M. d'Argenson ; la république voulut être sa marraine, lui donna le nom de Marc, et le fit chevalier de Saint-Marc
Fontenelle, Argenson

Origine du mot

Du latin populaire matrina, diminutif du latin classique mater (« mère »).

Dans le dictionnaire latin : mater, matrina

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

MARRAINE s. f. (ma-rè-n')

1 Celle qui tient un enfant sur les fonts de baptême.

  • Pendant le cours de cette ambassade naquit à Venise M. d'Argenson ; la république voulut être sa marraine, lui donna le nom de Marc, et le fit chevalier de Saint-Marc — FONTEN., Argenson
  • J'avais une marraine Que toujours adorai, — Romance du page, dans BEAUMARCH. Mar. de Fig. II, 4

2Par extension, celle qui baptise, qui donne un nom à quelque chose avec ou sans cérémonie. La femme du maire est la marraine de la cloche. encore relevé aujourd’hui

Fig.

  • Quoi ! la gloire fut en personne Leur marraine un jour de combat [des généraux à qui Napoléon donnait un titre] ? — BÉRANG., Deux grenad.

3 Nom donné à la dame qui en présente une autre à la cour, et, par extension, dans toute autre société.

Historique

XIe s.

  • Cil lui respondent : or seit fait [le baptême] par marrenes — Ch. de Rol. CCXCII

XIIIe s.

  • Ançois [auparavant] doit estre fete enqueste de son aage par les parens, et par les parrins et les marrines — BEAUMANOIR, XVI, 6
  • Lever le fist et baptiser ; Son nom, qui tant fist à prisier, Mist à l'enfant, s'en fu marraine — RUTEB., II, 204
Étymologie

Berry, marrine ; provenç. mairina ; esp. et ital. madrina ; du bas-lat, matrina, dérivé de mater, mère.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « marraine » du Wiktionnaire.

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