mensonger
- nature
- adj masculin
- diction
- [mɑ̃sɔ̃ʒe] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui repose sur un mensonge.
- Le régime vit sur des rapports forcément mensongers puisqu'il est interdit de dire la vérité; …. Victor Serge, Portrait de Staline, 1940
- Trompeur.
Verbe 1
-
vieilli Parler mensongèrement ; dire des mensonges.
- En mensongeant dites pour votre gloire, Qu'à Waterloo, Wellington fut vainqueur, Non, sans Blücher, nous avions la victoire ; La trahison nous perça juste au cœur ! Victor Basière, La Nicostrata, nᵒ 7, La France est prête à se venger ; M. Gannelon, Paris, 1841, page 180
Citation
Détourne, roi puissant, détourne tes oreilles De tout conseil barbare et mensonger
Origine du mot
Mensonge ; provenç. mensongier, messongier ; ital. menzognero. — Littré, 1873
1873 — le Littré
MENSONGER, ÈRE adj. (man-son-jé, jè-r')
1 Qui renferme ou qui fait naître le mensonge, en parlant des choses. encore relevé aujourd’hui
- Outre la vanité de son art mensonger [l'astrologie] — LA FONT., Fabl. II, 13
- Détourne, roi puissant, détourne tes oreilles De tout conseil barbare et mensonger — RAC., Esth. III, 3
2 autres citations
- Je l'ai vu ; ce n'est point une erreur passagère Qu'enfante du sommeil la vapeur mensongère — VOLT., Sémir. I, 5
- Loin de nous la fable des enfers et de l'Élysée, et tous ces récits mensongers dont la superstition effraie les méchants — DIDER., Opin. des anc. philos. (épicurisme).
2 Se dit, bien que rarement, des personnes qui mentent.
- Tous sectateurs de prêtres mensongers — J. B. ROUSS., Allég. liv. I
Remarque
La Bruyère met mensonger au nombre des mots qu'il regrette ; c'est une preuve que de son temps il était vieux. Il a repris faveur.
Historique
XIIe s.
- Chesquuns huem est mençungiers — Liber psalm. p. 178
XIIIe s.
- Bien savoient cele parole Qui n'est mençongiere ne fole : Qu'onques amor et seignorie Ne s'entrefirent compaignie — la Rose, 8488
XIVe s.
- Ces deux os petreus sont dis mençongniers, car leur jointures sont mençongnieres en ce qu'il ne sont pas jointes [sic] com autres, mes aussi com en maniere d'apoiemens — H. DE MONDEVILLE, f° 14
XVe s.
- Verité dy, et si suis mensongier — CH. D'ORL., Ball. 109
XVIe s.
- De moi n'aura mensonger ne buveur Bien ne faveur — MAROT, IV, 308
- Afin qu'il [l'homme] ne t'accuse [toi Dieu], et que tu ne sois trouvé mensonger — CALV., Instit. 957
2 autres citations
- Pour convaincre sa vanterie de vanité mensongere — AMYOT, Lyc. 9
- Dieux, que vous estes mensongere, Maudit soit qui plus vous croira — DESPORTES, Villanelle.
Étymologie
Mensonge ; provenç. mensongier, messongier ; ital. menzognero.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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