Dans l’Antiquité, hymne solennel adressé à Apollon ou à d’autres divinités lors d’un événement important.
Après quoi venaient sans doute, gravé toujours sur la même face de la pierre, le premier péan à Asklepios (l. 38-40), puis sur l'autre côté de la stèle, un péan à Apollon de quatre strophes (l. 41-55), un autre à Asklepios (l. 56-73) assez célèbre, […].Brigitte Le Guen-Pollet, La vie religieuse dans le monde grec du Vᵉ au IIIᵉ siècle avant notre ère, Toulouse : Presses Universitaires du Mirail, 1991, page 175
Par extension, chant de triomphe ou d’action de grâce qui célèbre une victoire ou un heureux événement.
Les gens de la reine chantaient un péan de louanges à R'hllor le Rouge, mais elle ne distinguait pas les paroles sous les hurlements.Le Trône de Fer, Intégrale 5, Une danse avec les dragons, Georges R. R. Martin
Origine du mot
Du latin Paean (un des noms d’Apollon et chant en son honneur).
Avant de devenir le nom d’un chant, Péan est une figure guérisseuse associée à la musique chez les Grecs archaïques. Le mot devient ensuite une épiclèse d’Apollon et d’Asclépios, puis le nom d’un chant d’action de grâces. Dans l’Iliade, les Achéens chantent un péan pour apaiser la colère d’Apollon ; l’hymne est donc d’abord lié à un moment de péril et de recours au dieu.
Passé en français par le latin Paean, le mot est attesté dès 1604. Il désigne un chant solennel, souvent adressé à Apollon mais aussi à d’autres divinités, puis s’élargit à tout chant de triomphe ou d’action de grâce. L’histoire du péan va ainsi d’un appel à la guérison au vocabulaire plus général de la célébration et de l’action de grâce.
Terme d'antiquité grecque. Chant solennel, à beaucoup de voix, que l'on chantait dans les circonstances importantes en de graves événements ; il était adressé à Apollon d'ordinaire, mais aussi à d'autres dieux et à plusieurs divinités à la fois. encore relevé aujourd’hui
La poésie lyrique... grave dans ses nomes, ses péans, ses hymnes — BOUCHÉ-LECLERCQ, Rev. politique et littér. 20 mars 1875
Étymologie
Παιὰν, de παίων, παιήων, le dieu qui guérit, le péan étant à l'origine une prière pour être sauvé de quelque péril.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0).Édition papier :
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