panique
- nature
- nom féminin
- diction
- [panik] · 2 syllabes
- usage
- 41 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 2
-
vieilli Qui a un rapport avec le dieu Pan ou les forces de la nature.
- qui apprit un jour l'alphabet panique poème à Roosvelt de Dario Ruben
-
En parlant d’une terreur, d’une peur : soudaine, complète et souvent irraisonnée.
- Quand ils se relevèrent, ils virent le troupeau de Poc-Anach dévaler les pentes à une allure panique. Léonce Bourliaguet, Le Moulin de Catuclade, 1946, Hachette, réédition Bibliothèque de la Jeunesse, 1951, page 53
Nom 2
-
Terreur subite, souvent irraisonnée.
- Enfin, pour expliquer la persistance de l’erreur, l’auteur indique qu’il est très probable que le conducteur était alors dans une position d’hypervigilance, connue sous le terme de panique Bureau d’Enquêtes sur les Accidents de Transport Terrestre (BEA-TT), Rapport d’enquête technique sur l’accident d’un véhicule électrique survenu le 11 décembre 2021 avenue d’Ivry à Paris (13e), N° ISRN : EQ-BEAT—24--8--FR, Affaire n° BEATT-2021-14, novemb
-
Mouvement de foule désordonné ou désordre.
- Pas de panique, il y en aura pour tout le monde !
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de paniquer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de paniquer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de paniquer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de paniquer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de paniquer.
Citation
Toutefois j'aurais tort de jeter dans les cœurs, L'avis étant mal sûr, de paniques terreurs
Origine du mot
Du grec ancien Πανικός, Panikós (« de Pan »), le dieu Pan passant pour effrayant ou dieu pouvant faire perdre la tête à un individu selon les Grecs anciens. À l’origine, c’était uniquement un adjectif, puis l’expression « une peur panique » s’est contractée en « panique ».
1873 — le Littré
PANIQUE adj. (pa-ni-k')
Terreur panique, terreur subite et sans fondement. encore relevé aujourd’hui
- Toutefois j'aurais tort de jeter dans les cœurs, L'avis étant mal sûr, de paniques terreurs — CORN., Cid, II, 7
- Et les lièvres sujets à des terreurs paniques — LA FONT., Fabl. v, 19
2 autres citations
- Les superstitieux sont dans la société ce que les poltrons sont dans une armée : ils ont et donnent des terreurs paniques — VOLT., Dict. phil. Locke.
- J'entretiens la vigilance de mes troupes, en excitant sous main des terreurs paniques, tantôt par des alertes fréquentes, tantôt par la fausse rumeur d'une trahison, d'une embuscade — BARTHÉL., Anach. ch. x.
Substantivement. Une panique, une terreur soudaine. La panique se mit parmi les spéculateurs.
Devenir panique, s'est dit en parlant d'une terreur qui perd son caractère alarmant ; ce sens n'est plus usité.
- Nous avons eu de grandes terreurs ; Dieu merci, elles sont devenues paniques, et il [Ch. de Sévigné] en sera quitte pour de petits anodins — SÉV., 8 sept. 1680
Historique
XVe s.
- Leur terreur ne fut pas vaine ny panique, car ils furent investis par les François — Mém. s. D. G. ch. 32
Étymologie
Πανιϰὸς, de Πᾶν, le dieu Pan, qui troublait les esprits.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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