relevée

nature
nom féminin
diction
[ʁələve] · 3 syllabes
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

1 emploi spécialisé
  1. Justice Le temps de l’après-midi.
    • Il n’avait pas d’heure. Il se présentait aussi bien à trois ou quatre heures de relevée qu’à une ou deux heures du matin. Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 138.

Formes fléchies 2

  1. Féminin singulier de relevé.
    • Pour les Rochelaises de Fabrice Poullain, justes promues dans l’élite régionale, c’est l’occasion de se mesurer à une opposition très relevée après deux saisons exceptionnelles. journal Sud Ouest, édition Charente-Maritime, 19 août 2023, page 24
  2. Participe passé féminin singulier de relever.
    • En bas de chez lui, accolée au mur de son immeuble, il y avait encore une boîte aux lettres jaune, une Dejoie modèle 1980, relevée tous les jours sauf le dimanche, à 13 h 30 du lundi au vendredi, à 10 heures le samedi. Sébastien Lapaque, Théorie de la carte postale, éditions Actes Sud, 2014

Citation

Le parlement ne répondit à cet arrêt du conseil que par un avis donné aux députés de se trouver à deux heures de relevée dans la salle de Saint-Louis
Cardinal de Retz, II, 107

Origine du mot

Relevé. Ce mot vient de ce que, autrefois, on faisait la méridienne sur des lits de salle dits grabats ; on nommait relevée le temps où l'on se relevait pour aller à son travail. — Littré, 1873

1873 — le Littré

RELEVÉE s. f. (re-le-vée)

Terme de procédure. Le temps de l'après-midi. repris par le Wiktionnaire

  • Le parlement ne répondit à cet arrêt du conseil que par un avis donné aux députés de se trouver à deux heures de relevée dans la salle de Saint-Louis — RETZ, II, 107

Audiences de relevée, celles qui se donnent dans l'après-midi.

Historique

XIIIe s.

  • Cel jur meïsme, ainz [avant] relevée, Fu la dame el vergié alée — MARIE, Gugemer.
  • Avint un jur de relevée, Ke l'ure jà estoit passée, Ke li moine dussent lever — Édouard le conf. V. 4379
2 autres citations
  • Se li ajornemens est fes à relevée ou as vespres — BEAUMANOIR, II, 32
  • Le soudanc venoit touz jours jouer aus eschez après relevée sur les nates qui estoient au piez de son lit — JOINV., 213

XIVe s.

  • À le [la] relevée de medame la ducoise [la duchesse, accouchée d'un garçon] — CAFFIAUX, Régence d'Aubert de Bavière, p. 61

XVe s.

  • On me picquera en defaut, Se je ne vois [vais] à m'ajournée ; Mon seigneur, à de relevée, Et, s'il vous plaist, vous y viendrez — Patelin, V. 1073

XVIe s.

  • Il se pourmenoit en la grande salle comme tous les autres postulants qui attendent la relevée du Conseil — CARL., V, 30
Étymologie

Relevé. Ce mot vient de ce que, autrefois, on faisait la méridienne sur des lits de salle dits grabats ; on nommait relevée le temps où l'on se relevait pour aller à son travail.

Supplément au dictionnaire

RELEVÉE. Ajoutez :

2 Action de relever de son poste une troupe militaire.

  • Dans la brume boueuse on distingue à peine la silhouette de l'officier de relevée qui s'avance dans l'ornière du chemin — E. BERGERAT, Journ. offic. 15 févr. 1876, p. 1230, 2e col.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier

Liens de sens

Terme générique

temps

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « relevée » du Wiktionnaire.

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