sacerdoce
- nature
- nom masculin
- diction
- [sasɛʁdɔs] · 3 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Ministère de ceux qui avaient le pouvoir d’offrir à Dieu des victimes pour le sacrifice.
- depuis l’érection du tabernacle, qui fut le premier temple de Dieu parmi les Hébreux, la famille d’Aaron fut nommée pour exercer exclusivement les fonctions du sacerdoce, & pour offrir les sacrifices. d’Holbach & Jaucourt, 1751, L’Encyclopédie, 1re édition, « Prêtres »
-
Corps ecclésiastique, autorité ecclésiastique.
- Plus tard, il y eut deux sacerdoces : le pontife et le roi. Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831, Le Talisman
-
figuré Vocation.
- Être pompier peut être un sacerdoce.
1 emploi spécialisé
-
Religion
Prêtrise.
- . Depuis quelque temps, il avait cessé de dire sa messe, et c’était la vraie rupture, l’abandon décisif du sacerdoce. Émile Zola, Les Trois Villes : Paris, 1897
Citation
Éléazar et Thamar exercèrent les fonctions du sacerdoce du vivant de leur père Aaron
Origine du mot
Du latin sacerdotium (« sacerdoce, dignité d'augure »), dérivé de sacerdos (« prêtre »), lui-même de sacer (« sacré »).
Dans le dictionnaire latin : sacerdotium
1873 — le Littré
SACERDOCE s. m. (sa-sèr-do-s')
1 Ministère de ceux qui avaient le pouvoir d'offrir des victimes à Dieu chez les Juifs. encore relevé aujourd’hui
- Éléazar et Thamar exercèrent les fonctions du sacerdoce du vivant de leur père Aaron — SACI, Bible, Nomb. III, 4
- Aaron est choisi pour être souverain pontife ; et le sacerdoce est rendu héréditaire dans sa famille — BOSSUET, Hist. II, 4
1 autre citation
- À ces changements se mêlèrent des disputes pour le souverain sacerdoce qui était la dignité principale de la nation — ID., ib. II, 5
2 Il se dit aussi de ceux qui, dans le polythéisme, avaient charge d'offrir les sacrifices aux dieux.
3 Chez les chrétiens, prêtrise.
- La préparation pour le sacerdoce n'est pas, comme plusieurs pensent, une application de quelques jours, mais une étude de toute la vie — BOSSUET, Bourgoing.
- Jésus, vivant éternellement, a un sacerdoce éternel ; c'est pourquoi il peut toujours sauver ceux qui s'approchent de Dieu par lui — ID., Sermons, Ascension, 1
2 autres citations
- Le sacerdoce aujourd'hui se trouve comme abandonné à toutes les convoitises des hommes — BOURDAL., Exhort. Dign. et dev. des prêtres, t. I, p. 357
- Un prêtre, de cela seul qu'il est marqué de ce caractère auguste et honoré du sacerdoce chrétien, quelque place qu'il occupe dans l'Église, est toujours chargé des intérêts du peuple devant Dieu — MASS., Confér. Excelle. du sacerd.
Fig.
- Il savait.... que la judicature est une espèce de sacerdoce où il n'est pas permis de s'engager sans l'ordre du ciel — FLÉCH., Lamoignon.
4 Le corps ecclésiastique. encore relevé aujourd’hui
- Le christianisme donna son caractère à la jurisprudence ; car l'empire a toujours du rapport avec le sacerdoce — MONTESQ., Esp. XXIII, 21
- Le sacerdoce et l'empire doivent concourir au maintien de l'ordre, comme s'ils n'étaient qu'une seule et même puissance — CONDILL., Comm. gouv. I, 10
Étymologie
Lat. sacerdotium, de sacerdos, prêtre, qui, d'après Corssen, Nachtraege, p. 251, est : celui qui offre aux dieux les sacra, les sacrifices, de sacer, et dot représentant soit dare, donner, soit dha, faire. Mais cela est seulement probable ; car alors le mot devrait être sacridos comme sacricola, sacrificium.
Supplément au dictionnaire
SACERDOCE. Ajoutez : - REM. Le sacerdoce est proprement le privilége, possédé par une caste ou par certains individus, en vertu duquel ils peuvent seuls procurer à l'homme l'accès auprès de la divinité et ! 'obtention de ses faveurs. C'est aussi le ministère de ceux qui avaient le pouvoir d'offrir des victimes à Dieu chez les Juifs.
C'est encore le ministère de ceux qui, dans le polythéisme, avaient charge d'offrir les sacrifices aux dieux.
Enfin, chez les catholiques, c'est le ministère des prêtres qui ont le pouvoir surnaturel d'absoudre, et d'opérer la transsubstantiation eucharistique. En ce sens précis, sacerdoce ne peut se dire des ministres protestants ; aussi ne les appelle-t-on pas prêtres.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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