sangle
- nature
- nom féminin
- diction
- [sɑ̃ɡl] · 1 syllabe
- usage
- 3 par million de mots
Sens et définitions
Nom 13
-
Bande de toile, de cuir, qu’on tend, qu’on serre pour maintenir quelque chose.
- Le nègre, sur son lit de sangle, dormait, la tête posée sur son bras nu. Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, page 125
-
figuré Lien destiné à brider des élans spontanés.
- Dans son enfance, on a comprimé son corps, son cœur, son esprit, sous un harnachement de principes et d’interdits. On lui a appris à serrer elle-même étroitement ses sangles. En elle subsistait une femme de sang et de feu : mais contrefaite, mutilée et étrangère à soi. Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 61
- archaïque Andain dont les couches de foin ne sont pas en alternance.
-
en montagne, terrasse naturelle horizontale plus ou moins large, généralement herbeuse.
- Le sangle de Belles Ombres (1843m) par La Plagne - Un sangle de Chartreuse facile et spectaculaire. Le sangle de Belles Ombres (1843m) par La Plagne, Altitude Rando
9 emplois spécialisés
- Courses hippiques et sports équestres Lanière de cuir ou de toile, large et plate, qui sert à maintenir la selle.
- Sports de montagne Bande tissée plate ou tubulaire dont la largeur varie entre 10 et 25 mm.
- Sports Système d'attache permettant de fixer le pied à la palme, dans le cadre des palmes réglables.
- Militaire Bande de tissu à mailles serrées, tissée ou tricotée en fibres textiles résistantes, avec ou sans brins élastiques, servant à serrer, maintenir ou porter.
- Vocabulaire général Bande large et plate, en cuir, en tissu ou en une matière résistante servant à lier, à serrer, à maintenir, à porter.
- Matériaux de construction Morceau d'étoffe avec lequel sont appliquées, à la main, les retouches de bitume sur le revêtement des canalisations.
- Véhicules automobiles et bicyclettes Élément souple destiné à maintenir le corps et à transmettre les efforts aux pièces d'ancrage.
- Textiles techniques Tissu étroit, très solide, tissé serré en différentes armures utilisé principalement pour les ceintures, les lanières exigeant une résistance à la déformation.
- Constructions navales Tissu en bitord qui sert à garantir du frottement ou à maintenir au roulis un objet quelconque.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de sangler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de sangler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de sangler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de sangler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de sangler.
Citation
On tendit un lit de sangle au milieu de toutes ces merveilles [les objets antiques recueillis à Athènes, chez M. Fauvel, consul]
Origine du mot
Wallon, seink ; provenç. singla ; espagn. cincha ; ital. cinghia ; du lat. cingula, de cingere (voy. CEINDRE). La véritable orthographe est cengle du plus ancien de nos textes. Il y a eu aussi dans l'ancienne langue sangle signifiant une étoffe mince, non double, mais alors il vient de singulus. — Littré, 1873
1873 — le Littré
SANGLE s. f. (san-gl')
1 Bande de cuir, de tissu de chanvre, etc. large et plate, qui sert à ceindre, à serrer, etc. encore relevé aujourd’hui
La sangle d'une selle, sangle qui passe sous le ventre du cheval, et qui est fixée à la selle des deux côtés, de manière à la maintenir.
On dit de même : sangle d'un bât.
2 Bande que l'on cloue sur les bois pour former le fond d'un lit, d'un fauteuil, etc.
Lit de sangle, lit dont le fond n'est formé que de sangles tendues sur deux brancards.
- On tendit un lit de sangle au milieu de toutes ces merveilles [les objets antiques recueillis à Athènes, chez M. Fauvel, consul] — CHATEAUBR., Itin. part. I
3 Bande de cuir dont les porteurs, et surtout les porteurs d'eau et les porteurs de chaises, se servent pour porter. encore relevé aujourd’hui
- Sangle au dos, bâton à la main ; Vite, porteurs, que l'on s'ajuste ; C'est pour la foire Saint-Germain — SCARR., dans RICHELET
4Terme de pêche. Corde garnie d'empiles et d'hameçons, pour prendre des soles ou autres poissons de ce genre.
Tissu de cordes, au travers duquel on passe les épaules, pour tirer les filets à terre.
5 Nom vulgaire, dans la Vendée et la Loire-Inférieure, de la couleuvre verte et jaune, zamenis viridiflavus, Woegl. non relevé aujourd’hui
Historique
XIe s.
- [Ils] Rumpent ces cengles, et ces seles verserent — Ch. de Rol. CCLX
XIIe s.
- Li destrier vont parmi l'estor fuiant, Les sengles routes, les resnes traïnant — Raoul de C. 105
XIIIe s.
- Et se ferirent sous les blasons si roidement, que il rompirent poitraus et chaingles et se porterent à terre par dessus les crupes des chevaus — Chr. de Rains, p. 65
Étymologie
Wallon, seink ; provenç. singla ; espagn. cincha ; ital. cinghia ; du lat. cingula, de cingere (voy. CEINDRE). La véritable orthographe est cengle du plus ancien de nos textes. Il y a eu aussi dans l'ancienne langue sangle signifiant une étoffe mince, non double, mais alors il vient de singulus.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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