stuc

nature
nom masculin
diction
[styk] · 1 syllabe
attesté
1501
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Décoration de cette matière.
    • Le soleil du matin […] lèche et réchauffe les stucs livides. Paul Morand, Londres, 1933, page 112
2 emplois spécialisés
  1. Architecture Enduit à base de marbre blanc pulvérisé, mêlé avec de la chaux et de la craie, dont on fait des ornements d’architecture et qu’on emploie aussi pour imiter le marbre.
    • Un double escalier droit, avec un tapis rouge à baguettes de cuivre, s’appuyait contre les hautes murailles en stuc luisant. Gustave Flaubert, L’Éducation sentimentale, part. 1, chap. 3, Librairie Charpentier, 1891, p. 25
  2. Arts Enduit composé de chaux éteinte, de plâtre et de poussière de marbre, le tout agglutiné avec de la colle de poisson. Bien poli, quand il est sec, le stuc imite à s'y méprendre le marbre.

Origine du mot

De l’italien stucco (sens identique) issu du lombard *stucchi (« croûte ») et, plus avant du haut allemand Stück.

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1873 — le Littré

STUC s. f. (stuk)

  • En gâchant le plâtre avec une dissolution de colle forte, introduisant ensuite des matières colorées dans la masse lorsqu'elle est encore en bouillie, et la polissant lorsqu'elle est solide et appliquée sur les objets que l'on veut en recouvrir, on fait un enduit qui imite parfaitement le marbre, et qu'on connaît sous le nom de stuc, — THENARD, Traité de chim. t. II, p. 430, dans POUGENS.

On fait aussi du stuc avec du marbre blanc pulvérisé et de la chaux.

  • Le stuc était connu des anciens ; il fut réinventé au commencement du XIVe siècle en Italie, où le climat sollicite et protége cette manière commode et peu coûteuse d'orner l'intérieur et même l'extérieur des habitations — DE LABORDE, Émaux, p. 502
Historique

XVIe s.

  • À Barthelemy de Miniato, paintre florentin, pour neuf mois entiers qu'il a vacqué à besongner pour le roy, ès ouvrage de stucq — DE LABORDE, Émaux, p. 502
  • Ceste Junon estoit faite d'estuc si blanc et si bien taillé, qu'il n'y avoit celluy qui ne le print pour vray marbre — ID., ib. p. 502
Étymologie

Espagn. estuque ; ital. stucco ; de l'anc. haut-all. stucchi, croûte.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « stuc » du Wiktionnaire.

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