têtard

nature
nom masculin
diction
[tɛtaʁ] · 2 syllabes
attesté
1301
usage
1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 7

  1. Larve de batracien vivant dans l’eau et respirant par des branchies.
    • […] ; cette larve à corps ovalaire est munie d’une longue queue qui lui donne quelque ressemblance avec un têtard. Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2ᵉ période, tome 3, 1856 (pages 496-519)
  2. Se dit de certains petits poissons à grosse tête, comme le chabot.
5 emplois spécialisés
  1. Horticulture Façon de tailler un arbre, de façon qu’il forme une touffe épaisse au sommet du tronc.
    • Le gros chêne têtard qui se trouvait à côté de la pompe, tout au fond du jardin, n’avait pas été élagué depuis cinq ou six ans. Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, chapitre 67, Robert Laffont, 1968
  2. Exploitation forestière Arbre dont on coupe régulièrement (3 à 10 ans) les branches pour fournir du bois, et que l'on laisse repousser. Au bout de plusieurs tailles l'arbre prend cet aspect caractéristique d'où il tire son nom.
  3. Glaciologie Bosse rocheuse façonnée par un glacier et prolongée vers l'aval d'une queue morainique.
  4. Reptiles et amphibiens Larve de batracien, à grosse tête prolongée par le corps et à respiration branchiale.
  5. Sylviculture Arbre écimé et taillé pour favoriser la formation de rameaux en position basse en vue d'obtenir des feuilles pour l'alimentation des animaux (ex: orme) ou des brins flexibles pour la vannerie (ex: osier).

Citation

On voit dans les étangs glisser les têtards destinés à être grenouilles
Voltaire, Sing. 12

Origine du mot

Du moyen français têtart, testart (« qui a une grosse tête ; entêté »), dérivé de teste (« tête ») avec le suffixe -art. Le sens « larve de batracien » date d’environ 1611.

1873 — le Littré

TÊTARD s. m. (tê-tar)

1 Nom donné aux larves des jeunes reptiles batraciens, surtout de ceux qui, à l'état parfait, n'ont pas de queue.

  • On voit dans les étangs glisser les têtards destinés à être grenouilles — VOLT., Sing. 12

2 Arbre dont on coupe le tronc à deux ou trois mètres au-dessus du sol, pour lui faire produire des branches que l'on exploite périodiquement pour le chauffage et autres usages. Le chêne, l'orme, le charme et le saule sont les arbres le plus ordinairement tenus en têtards. encore relevé aujourd’hui

  • Il est des cantons de la France où on plante beaucoup de frênes au milieu des haies rustiques, pour les laisser croître à toute leur hauteur, ou pour les couper en têtards — BOSC, Instit. Mém. scienc. 1808, p. 226

3Terme d'eaux et forêts. Arbre qui, dans les coupes de bois, est conservé comme tête de limite.

4 Têtard de timon, partie postérieure d'un timon qui est engagée dans la fourchette.

5 Synonyme de chabot.

6 Lin têtard, sorte de lin. non relevé aujourd’hui

  • Une terre substantielle est celle qui convient au lin moyen et au lin têtard — GENLIS, Maison rust. t. III, p. 75
Étymologie

Dérivé de tête.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « têtard » du Wiktionnaire.

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