ventail

nature
nom masculin
diction
[vɑ̃taj] · 2 syllabes
attesté
1301
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Battant d’une porte ou d’une fenêtre.
    • Ils entrent au 4 dans la même voiture, pour eux s’ouvrent tout grands les ventaux de la porte cochère, afin que personne ne les voie courir sans serviette. John Dubouchet, Personne ne connaît Julien, Robert Laffont, 1972
2 emplois spécialisés
  1. Moyen Âge Partie inférieure de l’ouverture d’un casque, d’un heaume, par laquelle on respirait.
    • Le mézail, à soufflet, présente cette particularité, que le ventail et le nasal sont également percés d'ouvertures et semblent, quoique séparés, ne faire qu'une seule pièce. Octave Penguilly-L'Haridon, Catalogue des collections du Cabinet d'armes de Sa Majesté l'empereur, Paris : Imprimerie impériale, 1864, page 56
  2. Archéologie Partie de la visière d'un casque clos par laquelle le combattant «prenait son vent» (l'air pour respirer).

Origine du mot

Bas-lat. ventaculum, soupirail, de ventus, vent. L'ancienne langue disait ventaille. M. Jules Quicherat (Explication du mot ventaille) a démontré que les chevaliers des premiers siècles portaient sous le heaume une coiffe ou capuchon qui venait s'adapter au haubert, et que ce capuchon avait, sur le visage, une ouverture. C'était cette ouverture qui, proprement, se disait ventaille ; plus souvent la ventaille s'est prise, par extension, pour le capuchon lui-même. — Littré, 1873

1873 — le Littré

VENTAIL s. m. (van-tall, ll mouillées)

Terme de blason. La partie du heaume par où l'homme d'armes prend vent et air. encore relevé aujourd’hui

Au plur. Ventaux.

Étymologie

Bas-lat. ventaculum, soupirail, de ventus, vent. L'ancienne langue disait ventaille. M. Jules Quicherat (Explication du mot ventaille) a démontré que les chevaliers des premiers siècles portaient sous le heaume une coiffe ou capuchon qui venait s'adapter au haubert, et que ce capuchon avait, sur le visage, une ouverture. C'était cette ouverture qui, proprement, se disait ventaille ; plus souvent la ventaille s'est prise, par extension, pour le capuchon lui-même.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « ventail » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire