épicier
- nature
- nom masculin
- diction
- [episje] · 3 syllabes
- attesté
- 1694
- usage
- 10 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
figuré Personne à l’esprit étriqué, pingre.
- « Est-ce que deux roquentins comme nous doivent se brouiller pour une jupe ? C’est épicier, c’est petites gens… » Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846
2 emplois spécialisés
-
Commerce
Commerçant qui tient une épicerie.
- […], ô riche et chanceux Hérault, toi qui verses au cœur des citadins déprimés l’intarissable joie liquide de tes litres vendus par toi trente sous et revendus, par l’épicier ou sur le zinc, trois francs. Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931
- Établissements commerciaux Personne qui tient un commerce où l'on vend des produits d'alimentation et quelques articles ménagers.
Adjectif 1
-
Qui a rapport à l’épicerie.
- Borné aux occupations de mon commerce, & aux soins de ma famille, j’ai toujours pensé qu’il serait inutile,— qu’il 'serait même ridicule qu’un marchand épicier se mêlât des affaires publiques. Mémoire a consulter, et consultation pour Sieur Antoine Moynier, marchand épicier à Lyon ; contre les Sieurs Brunet, freres, aussi marchands épiciers de la même ville, chez Faucheux, 1778
Citation
Tes vers, aussi peu lus que ceux de Pelletier, N'ont fait de chez Sercy qu'un saut chez l'épicier
Origine du mot
Épice ; génev. espicier ; provenc. espessier ; espagn. especiero ; portug. especieiro. — Littré, 1873
1873 — le Littré
ÉPICIER, IÈRE s. m. et f. (é-pi-sié, siê-r')
Celui, celle qui tient un commerce d'épicerie, c'est-à-dire qui, outre les épices, vend le sucre, le café, le miel, le vinaigre, l'huile, la bougie, et une foule de denrées de consommation journalière. Épicier en gros, en demi-gros, au détail. encore relevé aujourd’hui
Fig. Ce livre ira chez l'épicier, est bon pour l'épicier, se dit d'un mauvais ouvrage qui sera vendu pour le papier et servira à faire des sacs et des cornets.
- Tes vers, aussi peu lus que ceux de Pelletier, N'ont fait de chez Sercy qu'un saut chez l'épicier — BOILEAU, Art p. II
Par dénigrement. C'est un épicier, c'est un homme dont les idées ne s'élèvent pas au-dessus de son commerce, et qui n'a que des idées et des goûts vulgaires. Littérature, idées d'épicier.
Adj. Marchand épicier. Garçon épicier.
Historique
XIVe s.
- Le roy aura tousjours à court quatre valez de chambre, et non plus, le barbier, l'espicier, le tailleur et un autre mangent à court — DU CANGE, speciarius.
XVIe s.
- Le fol : Helas ! ne m'en vueillez blecier ! - Gravelle : Tu contrefaiz de l'espicier [le benêt], Mais tantost sentiras mes mains — Rec. de farces, p. 367
Étymologie
Épice ; génev. espicier ; provenc. espessier ; espagn. especiero ; portug. especieiro.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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