éveillé
- nature
- adj masculin
- diction
- [eveje] · 3 syllabes
- usage
- 13 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 3
-
Qui a cessé de dormir, qu'on a tiré du sommeil.
- Il n’y avait que cette noce d’éveillée et qui tapageait de son mieux. Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre neuvième
- Que l'on a, que l'on vit en état d'éveil.
-
Qui est gai, vif.
- […] tout le monde me l'a dit à la clinique, Armand était de loin le plus beau, le plus éveillé : l'infirmière en bavait, le médecin n’en revenait pas, et la jalousie des autres femmes… Il fallait voir le bébé d'à côté : un monstre, rouge, fripé, braillard. Anne Loesch, Les imbéciles en liberté, Éditions Hachette, 1969, page 26
Formes fléchies 1
-
Participe passé masculin singulier de éveiller.
- Peut-être rayerai-je, en le relisant, ce moment d’émotion éveillé par le soleil pâle d’un autre printemps ?… Alain Demouzon, Mes crimes imparfaits, 1978
Citation
C'est ce petit éveillé de Gil Blas qui avait plus d'esprit qu'il n'était gros
1873 — le Littré
ÉVEILLÉ, ÉE part. passé. (é-vè-llé, llée, ll mouillées)
1 Qui a cessé de dormir ; qu'on a tiré du sommeil. Éveillé par le bruit. Éveillé avant le jour. encore relevé aujourd’hui
2 Excité, suscité. Les admirations, les sympathies éveillées dans son cœur.
3 Gai, vif. Il a l'air éveillé. encore relevé aujourd’hui
- Les petites de Valençais qui sont fort éveillées — SÉV., 362
- Elle était des plus jeunes et des plus éveillées, et rassemblait chez elle ce qu'il y avait de plus jeunes femmes — Mme DE LAFAYETTE, Mém. cour de France, t. III, p. 44, dans POUGENS
1 autre citation
- Si ces yeux éveillés que vous savez si bien faire parler .... — J. J. ROUSS., Hél. II, 16
Familièrement. Cette femme est bien éveillée, elle a de la vivacité dans le ton, et de la liberté dans les manières.
Éveillé comme une potée de souris (voy. POTÉE).
Substantivement. C'est un éveillé. C'est une petite éveillée.
- C'est ce petit éveillé de Gil Blas qui avait plus d'esprit qu'il n'était gros — LESAGE, Gil Blas, X, 2
- J'étais un éveillé, un gaillard ; ce qui me fit surnommer le garçon de bonne humeur — ID., Est. Gonz. ch. I
1 autre citation
- Sans compter que le diable est un éveillé qui pourrait bien tenter .... — MARIVAUX, Paysan parv2e part.
4 Avisé, soigneux.
- Gens éveillés et alertes sur tout ce qu'ils croient leur convenir — LA BRUY., VIII
5 Gaillard, leste.
- Ils lui faisaient des contes assez éveillés — HAMILT., Gramm. 11
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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