albâtre

nature
nom masculin
diction
[albatʁ] · 2 syllabes
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Nom 4

  1. Gypse d’une pâte homogène, d’un grain fin, demi-translucide, susceptible d’un beau poli, et qui présente quelquefois des veines colorées.
    • Un mort était dessus. Ses pieds pâles et mats, comme de l’albâtre lavé, dépassaient le bout du drap qui l’enveloppait. Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 34
  2. poétique Blanc. — #FEFEFE
    • T’aimera le vieux pâtre, Seul, tandis qu’à ton front D’albâtre Ses dogues aboieront. Alfred de Musset, Ballade à la lune
  3. Blanc. —.
1 emploi spécialisé
  1. Arts décoratifs divers Variété de gypse à grain fin qui s'emploie pour sculpter des objets d'art, rarement dans la bijouterie.

Citation

Il [Dieu] se plut à pétrir d'incarnat et d'albâtre Les charmes arrondis du sein de Pompadour
Voltaire, Ép. 75

Origine du mot

Du latin alabaster.

Dans le dictionnaire latin : alabaster

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

ALBÂTRE s. m. (al-bâ-tr')

1 Espèce de pierre fort blanche. Les minéralogistes désignent par ce nom deux espèces de pierres tendres, blanches, demi-transparentes : l'une, l'albâtre gypseux, est la chaux sulfatée compacte ; l'autre, l'albâtre calcaire, est la chaux carbonatée compacte. Cette dernière a été employée en médecine comme absorbante.

Blanc comme l'albâtre, très blanc.

2Par extension, blancheur éclatante.

  • Il [Dieu] se plut à pétrir d'incarnat et d'albâtre Les charmes arrondis du sein de Pompadour — VOLT., Ép. 75
Historique

XIIIe s.

  • En celle chambre n'oit noienz De chaux, d'areine, de cimenz, Enduit, ne moillerons n'emplaistre ; Tote entiere fu d'alambastre — DU CANGE, alabaustrum.

XVIe s.

  • Elle a très bien cette gorge d'albastre, Ce doux parler, ce cler taint, ces beaux yeux — MAROT, III, 78
  • Et dont la petite folastre Dessus la gorge d'allebastre De sa dame, si doucement — MAROT, III, 152
2 autres citations
  • Marbre blanc, albastre.... — O. DE SERRES, 905
  • Alabastre — O. DE SERRES, 906
Étymologie

Provenç. alabastre ; de ἀλάϐαστρον.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « albâtre » du Wiktionnaire.

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