auberge
- nature
- nom féminin
- diction
- [obɛʁʒ] · 2 syllabes
- usage
- 30 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Maison où on trouve un repas et un lit pour dormir en payant.
- Voilà, se dit le gentilhomme, une auberge qui s’annonce bien, et l’hôte qui la tient doit être, sur mon âme, un ingénieux compère. Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV
3 emplois spécialisés
- Prison argot Prison (car on y est nourri et logé).
- Tourisme Bâtiment public qui offre l'hébergement à bon marché et avec surveillance aux familles, aux groupes et aux personnes seules.
- Tourisme Établissement qui offre logement et restauration, normalement situé dans une zone rurale ou près d'une route.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent de auberger.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de auberger.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de auberger.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de auberger.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de auberger.
Citation
L'auberge enfin de l'hyménée Lui [à la discorde] fut pour maison assignée
Origine du mot
Du moyen français alberge, de l’ancien occitan alberga, altération de l’ancien bas vieux-francique *heriberga (« loge des soldats, caserne »). Apparenté au néerlandais herberg, à l’allemand Herberge, à l’anglais harbour (« havre, darce »).
1873 — le Littré
AUBERGE1 s. f. (ô-bèr-j')
Maison où on loge et nourrit les voyageurs pour de l'argent. Descendre, coucher à l'auberge. encore relevé aujourd’hui
Fig.
- L'auberge enfin de l'hyménée Lui [à la discorde] fut pour maison assignée — LA FONT., Fab. VI, 20
Familièrement. Tenir auberge, recevoir tout le monde à sa table.
Prendre la maison de quelqu'un pour une auberge, aller y dîner souvent et sans invitation.
À Malte, l'hôtel de chaque langue portait le nom d'auberge, parce que les chevaliers s'y assemblaient et y mangeaient ordinairement.
Historique
XIe s.
- Guenes li quens est venus as herberges [logis] — Ch. de Rol. LIII
- Li emperere a prise sa herberge — ib. CLXXVIII
XVe s.
- Item, que l'ost puisse surprendre ses ennemis en prenant leur repast, ou de nuit en leur hebarges — CHRIST. DE PISAN, Charles V, II, ch. 33
Étymologie
Provenç. alberc, demeure, logement, alberga, alberja, baraque ; espagn. albergue ; ital. albergo. Ce mot, écrit aussi herberge, a même origine que héberger (voy. ce mot).
Supplément au dictionnaire
1. AUBERGE. - ÉTYM. Ajoutez :
- Auberge représente une forme franque archaïque hariberga, chari-berga, chario-berga, atténuée plus tard en heriberga (voy. HÉBERGER) — D'ARBOIS DE JUBAINVILLE, Romania, n. 2, p. 140
AUBERGE2 s. f. (ô-bèr-j')
Voy. ALBERGE. non relevé aujourd’hui
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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