aumônier

nature
nom masculin
diction
[omonje] · 3 syllabes
usage
5 par million de mots

Sens et définitions

Nom 4

  1. vieilli Ecclésiastique dont la fonction ordinaire était de distribuer les aumônes de ceux à qui il était attaché, de leur dire la messe, de faire la prière du soir et du matin, etc.
    • Richelieu avait tressailli de joie. Ce poste d’aumônier de la reine qu’il venait d’obtenir par ruse et menace, il le convoitait ardemment : c’était son entrée dans le ménage royal. Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » nᵒ 31, 1907
3 emplois spécialisés
  1. Religion Ecclésiastique attaché à certains corps, à certains établissements, pour enseigner la religion et les diriger spirituellement.
    • Pendant que l’aumônier, agenouillé derrière une tombe, dit les prières suprêmes, sur Dixmude le terrible canon se met à tonner de plus en plus fort. Marguerite Baulu, La Bataille de l'Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, page 121
  2. Religion Ecclésiastique attaché à certains corps, à certains établissements, pour offrir un soutien spirituel.
    • Dans la structure du SPVQ, des policiers font un travail de « sentinelle » pour veiller les uns sur les autres. Des services en psychologie sont aussi disponibles. L’aumônier, un terme moins actuel, joue aussi un rôle important dans le soutien moral des individus. Jean-François Racine, Des scènes éprouvantes pour les services d’urgence, Le Journal de Québec, 2 janvier 2021
  3. Généralités Ecclésiastique chargé de l'instruction religieuse, de la direction spirituelle dans un établissement, un corps.

Adjectif 1

  1. Qui donne souvent l’aumône aux pauvres.
    • Elle était dévote à saint François, et très aumônière, […] Anatole France, La Rôtisserie de la reine Pédauque, 1893

Citation

Helvétius était un bon et honnête homme, charitable, patient, aumônier, droit, et qui ne manquait ni d'esprit ni de sens
Saint-Simon, 221, 248

Origine du mot

Aumône ; provenç. almornier, almoynier, almonier ; espagn. limosnero ; portug. esmolero ; ital. limosiniere. — Littré, 1873

1873 — le Littré

AUMÔNIER, IÈRE1 adj. (ô-mô-nié, niê-r)

1 Qui fait souvent l'aumône. Vieux et peu usité. encore relevé aujourd’hui

  • Helvétius était un bon et honnête homme, charitable, patient, aumônier, droit, et qui ne manquait ni d'esprit ni de sens — SAINT-SIMON, 221, 248

2 S. m. Terme d'argot. Se dit d'une variété de voleurs qui se sert d'un mendiant compère.

Historique

XIIe s.

  • Cis paradis où sont li aumosner — Ronc. p. 98

XIIIe s.

  • Et mout [elle] ert [était] preude femme et très bonne aumosniere — Berte, CXXX
  • Le roy fu si large aumosnier, que partout là où il aloit en son royaume, il fesoit donner aus poures esglises, à maladreries, à mesons Dieu, à hospitaulz.... — JOINV., 293

XVe s.

  • Il estoit doux, courtois et debonnaire, vierge et chaste de son corps, et large aumosnier — FROISS., III, III, 96

XVIe s.

  • Nous venons poures à un bening aumosnier, malades au medecin — CALV., Inst. 1141
  • Homme de bien, charitable, aulmosnier — RAB., Pant. III, 28
2 autres citations
  • En succession directe, on ne peut estre heritier et legataire, aumosnier et parçonnier — LOYSEL, 311
  • Michelle de Caignonelle damoiselle grande aumosniere : les pauvres, comme on la menoit au supplice, couroient après elle crians : vous ne nous donnerez plus l'aumosne — D'AUB., Hist. I, 76
Étymologie

Aumône ; provenç. almornier, almoynier, almonier ; espagn. limosnero ; portug. esmolero ; ital. limosiniere.

AUMÔNIER2 s. m. (ô-mô-nié)

1 Ecclésiastique chargé de distribuer les aumônes des personnes à qui il est attaché, et de leur dire la messe. Les aumôniers des prélats. encore relevé aujourd’hui

  • Le prudent Gilotin, son aumônier fidèle — BOILEAU, Lutrin. I

Grand aumônier, l'aumônier du souverain.

2 Prêtre chargé de l'instruction religieuse et de la direction spirituelle dans un corps, un établissement. L'aumônier d'un régiment, d'un collége, d'un hôpital. encore relevé aujourd’hui

  • On aimait à voir un aumônier dans une tente ouverte près d'un champ de bataille — CHATEAUB., Génie, IV, I, 11
Historique

XIIe s.

  • Dunc apela li reis frere Franc l'aumosnier : Va tost à l'apostolie [pape], fait-il, ne te targier — Th. le mart. 54
Étymologie

Aumône.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « aumônier » du Wiktionnaire.

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