brûlot

nature
nom masculin
diction
[bʁylo] · 2 syllabes
attesté
1627
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 13

  1. Navire rempli de matières combustibles et destiné à incendier d’autres vaisseaux.
    • Au milieu de la nuit, des brûlots lancés par les Anglais vinrent tomber au milieu de l’escadre. Les capitaines effrayés coupèrent leurs câbles et s’efforcèrent de gagner la haute mer. Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3ᵉ édition, 1877, page 12
  2. Ancien polissoir pour les miroirs.
  3. vieilli Homme ardent, boutefeu.
  4. Pipe, brûle-gueule.
  5. Moucheron (genre Simulium) dont la piqûre donne une sensation de brûlure intense.
  6. Feu que l’on fait avec des broussailles, des petites branches, des débris de jardinage, dans le but de s’en débarrasser.
  7. Petits feux allumés dans les cultures pour lutter contre le gel.
6 emplois spécialisés
  1. Journalisme figuré Pamphlet incendiaire au ton très virulent.
    • De juillet 1888 à février 1890, Alfred Le Petit réactive son journal satirique de 1871, La Charge, pour en faire un brûlot boulangiste, mais il s’enlise avec le déclin du général. Bertrand Tillier, À la charge ! : la caricature en France de 1789 à 2000, Éditions de l’Amateur, 2005, page 73
  2. Cuisine Eau-de-vie ou rhum que l’on brûle pour relever une omelette, une salade d’oranges, etc.
    • Un brûlot mon gendre, ça chauffe la tripe et ça nettoie la tête; y a rien de meilleur pour le corps. Guy de Maupassant, Toine, dans Les Contes normands
  3. Cuisine Préparation culinaire consistant à brûler du sucre avec de l’eau-de-vie ; récipient destiné à cet usage.
    • M. Léon Collin, de Grand-Failly, m’a rappelé une préparation à base d’alcool qui se faisait dans la commune : le brûlot, Dans un récipient métallique conçu pour cet usage — et portant le même nom —, on faisait brûler du sucre sur de la goutte enflammée. Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5
  4. Cuisine vieilli Morceau très salé ou très poivré.
  5. Antiquité Baliste.
  6. Militaire Petit navire chargé de matières combustibles et destiné à incendier les bâtiments ennemis.

Origine du mot

Brûler. — Littré, 1873

1873 — le Littré

BRÛLOT s. m. (bru-lo ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel l's se lie : les bru-lo-z ennemis ; brûlots rime avec faux, travaux, repos, etc.)

1Terme de marine. Bâtiment chargé de matières inflammables et explosives, et destiné à porter l'incendie et la destruction. encore relevé aujourd’hui

  • Je fis une faute que personne n'a remarquée ; je ne pensai point à placer mes brûlots à la tête de la ligne des vaisseaux ; si j'avais pris cette précaution, j'aurais assurément brûlé quelque pavillon ennemi — Mémoires de Villette, en 1690, dans JAL.

2Fig. Homme de parti disposé à tout risquer.

3 Morceau très poivré et très salé. encore relevé aujourd’hui

4 Eau-de-vie brûlée avec du sucre. encore relevé aujourd’hui

5 Synonyme de brûle-gueule.

6 Nom donné à des insectes qui, se trouvant dans l'herbe, s'attachent aux jambes de ceux qui y marchent. non relevé aujourd’hui

7 Sorte de polissoir à l'usage du fabricant de glaces.

Étymologie

Brûler.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « brûlot » du Wiktionnaire.

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