carême-prenant

nature
nom masculin
diction
[kaʁɛmpʁənɑ̃] · 4 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
carême

Sens et définitions

Nom 3

  1. vieilli Mardi-gras.
  2. vieilli Gens masqués et déguisés qui courent les rues pendant les jours gras.
    • Derrière lui, un carême-prenant à tête de cochon y allait d’un petit air de flûte. Marguerite Yourcenar, L’Œuvre au Noir, Troisième Partie « La prison », chapitre « L’acte d’accusation », Gallimard, Paris, 1968, page 352
1 emploi spécialisé
  1. Christianisme Les trois jours gras qui précèdent immédiatement le mercredi des cendres.
    • Mais voici les jours gras. Si mal armés qu’on soit, on doit leur faire honneur. Le renom de la ville, le nôtre sont engagés. Que dirait-on de Clamecy, gloire des andouillettes, si Carême-prenant nous trouvait sans moutarde ? Romain Rolland, Colas Breugnon, 1919

Citation

Je vous trouve heureuse d'être délivrée de carême-prenant [des farces des jours gras]
Madame de Sévigné, 411

Origine du mot

Carême, et prenant (voy. PRENDRE). — Littré, 1873

1873 — le Littré

CARÊME-PRENANT s. m. (ka-rê-me-pre-nan)

1 Les trois jours gras avant le mercredi des cendres, et particulièrement le mardi. encore relevé aujourd’hui

  • On dirait qu'il est céans carême-prenant tous les jours — MOL., B. gent. III, 3
  • Je vous trouve heureuse d'être délivrée de carême-prenant [des farces des jours gras] — SÉV., 411

Tout est de carême-prenant, se dit en parlant de certaines libertés qui se prennent pendant les jours gras.

  • Au milieu de tant d'honnêtetés tout est de carême-prenant — SÉV., 157

2 Personne masquée pendant ces jours gras ; et figurément, toute personne ridiculement vêtue. encore relevé aujourd’hui

  • Au secours, au secours, votre fille on l'emporte, Des carêmes-prenants lui font passer la porte — REGNARD, le Bal, sc. 18
  • Vous voulez donner votre fille à un carême-prenant — MOL., B. Gent. V, 7
Remarque

Au pluriel des carêmes-prenants, et non des carême-prenant. Le sens de la locution est non pas qui prend, qui commence carême, mais carême qui prend, qui commence.

Historique

XIIe s.

  • De ci qu'à une feste quarem-pernant — Gér. de Ross. p. 363

XIIIe s.

  • La vegile de quaresme pernant [je] vi une merveille que je vous veull raconter — JOINV., 236
  • Ceste emprise fu atirée à passer le jour de quaresme prenant — ID., 224
1 autre citation
  • Et s'a [au pays de Cocagne] en l'an quatre vendenges, Quatre tozsainz, quatre noex [noëls], Et quatre chandeliers anuex [annuels], Et quatre quaresmiaux prenans — BARBAZAN, Fabl. éd. MÉON, t. IV, p. 178

XVe s.

  • Messire Pierre de Craon avoit en voyé dès le caresmeprenant, à Paris, audit chastel, de ses varlets qui le servoient pour son corps — FROISS., III, IV, 28

XVIe s.

  • En lieu d'amaigrir pour le jeune de caresme, elle estoit plus belle et plus fraische qu'à caresme-prenant — MARGUER., Nouv. XXX
Étymologie

Carême, et prenant (voy. PRENDRE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier

Liens de sens

Synonymes

carême-entrant carnaval

Terme générique

gens

Domaine

christianisme

Famille morphologique

carême

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « carême-prenant » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire