chevalerie
- nature
- nom féminin
- diction
- [ʃəvaləʁi] · 4 syllabes
- attesté
- 1101
- usage
- 3 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
- Grade, qualité de chevalier.
-
Nom donné à l'organisation de travailleurs des Chevaliers du travail, créé vers 1860 aux États-Unis.
- La chevalerie ne doit être composée que de convaincus, révolutionnaires et internationalistes, afin qu’au moment de l’action, les frères puissent compter les uns sur les autres. Discours de Fernand Pelloutier le 23 mai 1896
2 emplois spécialisés
-
Histoire
Institution militaire et religieuse du Moyen Âge qui imposait à ses membres la bravoure, la loyauté, la protection des faibles et la courtoisie envers les dames.
- Le temps approche où le grand commerce va, plus que les guerres de chevalerie, tenter les jeunes Anglais aventureux. André Maurois, Histoire de l'Angleterre, Fayard & Cⁱᵉ, 1937, p.236
-
Histoire
Ordre militaire et religieux où l’on faisait profession de porter un certain habit, de prendre les armes contre les infidèles, etc.
- Le 20 juin 1790 furent abolis non-seulement ces titres, mais encore les armoiries, les livrées, les ordres de chevalerie, tous les hochets de la vanité. Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879
Citation
Rodrigue, à la tête de sa chevalerie, subjugua le royaume de Valence
Origine du mot
Chevalier ; provenç. cavalaria, cavalayria ; espagn. caballeria ; ital. cavalleria. — Littré, 1873
1873 — le Littré
CHEVALERIE s. f. (che-va-le-rie)
1 Institution militaire, propre à la noblesse féodale et consacrée par la religion. Les siècles de la chevalerie. encore relevé aujourd’hui
- Voilà où aboutit une aventure [descente du prince Édouard en Écosse] qui eût réussi dans les temps de la chevalerie, mais qui ne pouvait avoir de succès dans un temps où la discipline militaire, l'artillerie et surtout l'argent décident de tout à la longue — VOLT., Louis XV, 25
La chevalerie errante, les chevaliers errants.
Romans de chevalerie, romans où sont décrits les exploits, les caractères, les mœurs, le aventures, les amours des chevaliers tels que l'imagination les avait idéalisés.
Faire chevalerie, se disait, dans la langue du moyen âge, des actes de vaillance ou de courtoisie que faisait un chevalier.
2 Le corps des chevaliers, la cavalerie noble.
- Rodrigue, à la tête de sa chevalerie, subjugua le royaume de Valence — VOLT., Mœurs, 44
Fine fleur de chevalerie, se disait pour l'élite des chevaliers et aussi pour un chevalier accompli.
3 Qualité, rang de chevalier. encore relevé aujourd’hui
4 Ordre de chevalerie, distinction honorifique instituée par divers souverains. Être décoré de plusieurs ordres de chevalerie. encore relevé aujourd’hui
- Non, d'aucune chevalerie Je n'ai le brevet sur velin — BÉRANG., Vilain.
5 Race noble. Cette maison est d'ancienne chevalerie.
La noblesse. Un roi entouré de sa chevalerie.
Historique
XIe s.
- Donc aurez fait gente chevalerie — Ch. de Rol. XLIII
- N'i a paien de tel chevalerie — ib. LXXV
XIIe s.
- Tant est Rolans pleins de chivalerie [vaillance] — Ronc. p. 28
- [Il] Va demandant pris de chivalerie — ib. p. 58
2 autres citations
- Et là doit-on faire chevalerie, Où on conquiert paradis et honor — QUESNES, Romancero, p. 93
- Si faisons assembler nostre chevalerie — Sax. XXXII
XIIIe s.
- À Paris la cité [il y] ot grant chevalerie — Berte, II
- Je vueil qu'o vous s'en voist [aille] noble chevalerie [nobles chevaliers] — ib. LXXII
7 autres citations
- [Roland] Qui fut preus et hardis, pleins de chevalerie — ib. CXLIV
- Atant se parti li chevaliers dou roi, sans saluer, et passa mer et trouva le roi Richart à Londres à tout grant chevalerie et li dist — Chr. de Rains, p. 59
- Est-il greignor forsenerie Que d'essaucier chevalerie, Et d'amer gens nobles et cointes Qui robes ont gentes et jointes ? — la Rose, 12132
- Et li fust ostés li estas de chevalerie — BEAUMANOIR, XLV, 29
- Fié [fief] qui ne deit servise que d'une chevalerie ne se part mie entre suers — Ass. de J. I, 224
- Avec le conte de Brienne avoit un vaillant clerc qui estoit evesques de Rames, qui maintes beles chevaleries avoit faites en la compaingnie le conte — JOINV., 271
- Chevalerie amors resanble, Si ont pris compaignie ensemble ; Hardi covient estre ameor [amant], Ausi com le combateor — Ovide, De arte, ms. f° 97, dans LACURNE
XIVe s.
- Si comme medecine quert un bien, et chevalerie un autre bien — ORESME, Eth. VII, 13
XVe s.
- Si s'avisera qu'il la conforteroit [Tournay] tellement et y envoieroit si bonne chevalerie que la cité seroit toute seure et bien conseillie — FROISS., I, I, 126
- Peu en affiert à moy de mercy, je ne suis que ung seul homme ; la chevalerie qui avec moy estoit, qui les prouesses firent, en doivent avoir l'honneur. Sire chevalier, dit le roy, vous dictes vostre plaisir, mais le bon chef fait la bonne chevalerie — Perceforest, t. II, f° 96
XVIe s.
- Loyaux aides sont coutumierement dus pour chevalerie [réception comme chevalier] du seigneur ou de son fils ainé — LOYSEL, 605
- Masistius, general de la chevalerie des Perses — AMYOT, Arist. 34
Étymologie
Chevalier ; provenç. cavalaria, cavalayria ; espagn. caballeria ; ital. cavalleria.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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