compromis
- nature
- nom masculin
- diction
- [kɔ̃pʁomi] · 3 syllabes
- attesté
- 1201
- usage
- 12 par million de mots
Sens et définitions
Nom 6
-
Transaction où les diverses parties se font des concessions les unes aux autres pour clore un désaccord.
- Il y a de la place pour les compromis, mais pas pour la compromission. Réjean Parent, Au Québec, il y a de moins en moins de ferveur pour la nation..., Le Journal de Québec, 27 juin 2023
5 emplois spécialisés
-
Droit
Acte qui scelle un échange de promesses. C'est le résultat d'une négociation entre les parties en présence où chacune aura fait des concessions pour arriver à une solution commune qu'elles devront conjointement exécuter.
- Passer un compromis.
- Sécurité Se dit de matières classifiées divulguées en entier ou en partie à une personne non autorisée, ou qui risquent de lui être divulguées.
- Droit international public Accord … conclu entre des États Membres des Nations Unies dans le but précis de soumettre leur différend à la Cour internationale de Justice.
- Droit constitutionnel Entente sur des modalités moins favorables que celles demandées au départ.
- Généralités Action de céder un avantage en échange d'un autre, considéré comme plus intéressant, plus profitable.
Adjectif 2
-
Qui a subi une atteinte, un dommage plus ou moins durable.
- La bonne manière du patron rétablit la gaieté, un moment compromise Émile Zola, L’Assommoir, 1877
-
Embarrassé dans des démêlés, dans des affaires.
- La princesse de Rohan est compromise jusqu'au cou, si je puis dire, dans l'affaire du collier.
Formes fléchies 3
-
Participe passé masculin (singulier ou pluriel) du verbe compromettre.
- Or, je ne voulus pas qu’en se décompromettant, il pût me laisser compromis à sa place : je lui adressai donc, le 13 juin dernier, la lettre que voici : (…) Jean-Baptiste Plinguet, Manuel de l'ingénieur-forestier, 1831
- Première personne du singulier du passé simple du verbe compromettre.
- Deuxième personne du singulier du passé simple du verbe compromettre.
Citation
Ils n'ont pas craint de mettre leur foi en compromis entre les mains de quatre hommes
Origine du mot
(Adjectif) Du latin compromissus → voir promis.
(Nom) Du latin compromissum.
Dans le dictionnaire latin : compromissum, compromissus
1873 — le Littré
COMPROMIS, ISE1 part. passé (kon-pro-mi, mi-z')
de compromettre
Exposé a quelque dommage matériel ou moral. Sa place compromise par des démarches inconsidérées. Sa réputation compromise. Cet homme gravement compromis par les indiscrétions d'un ami infidèle. Homme compromis, femme compromise, homme, femme dont la réputation n'est pas intacte.
COMPROMIS2 s. m. (kon-pro-mi)
1Terme de jurisprudence. Acte par lequel on donne pouvoir à des arbitres de juger des procès ou autres différends. Dresser, signer un compromis. Mettre une affaire en compromis.
- Le compromis qu'il a voulu passer avec nous — BOSSUET, Satisf. 1
On disait que des élections de prélats étaient faites par compromis, lorsque des électeurs, ne pouvant s'accorder, donnaient le pouvoir à quelques-uns d'entre eux de faire l'élection.
Être en compromis, être en litige ; mettre en compromis, remettre à la décision de.
- Son affaire mise en compromis dans mes mains — BOSSUET, Rel. 84
- Ils n'ont pas craint de mettre leur foi en compromis entre les mains de quatre hommes — ID., Exp.
2 autres citations
- S'il fallait mettre en compromis la foi des premiers siècles — ID., Avert. 1
- Les droits disputés étaient en compromis depuis douze années — VOLT., Mœurs, 125
Mettre en compromis, disputer.
- Ne pouvant souffrir qu'il y eût une nation qui lui mît en compromis le titre d'invincible — VAUG., Q. C. 348
Terme de l'ancien droit. Saisir.
- Il ne faudra qu'avoir de puissants ennemis qui vous défèrent et vous accusent d'être jansénistes, sur quoi on mettra votre bien en compromis — PASC., Prov. 19
Mettre en compromis, risquer, compromettre.
- Sans mettre en compromis la majesté du souverain — PERROT, Tacite, 39
- Les cœurs généreux Ne mettent point les gens en compromis pour eux — MOL., le Dép. V, 7
2 autres citations
- Est-ce que je vous ai jamais mise en compromis avec elle ? — BARON, Fausse prude, III, 12
- À l'autel, c'est-à-dire quand la religion est en compromis et qu'il y va de l'honneur et de l'autorité de l'Église, vous devez oublier tout le reste.... — BOURD., Pensées, t. II, p. 345
2 Dans l'usage général, on dit un compromis pour une transaction. encore relevé aujourd’hui
Accord, spécialement dans le langage politique, lorsque des adversaires se font des concessions.
Historique
XIIIe s.
- Si dirons liquel arbitrage valent et liquel non, et comment compromis doivent estre fet — BEAUMANOIR, XLII
XVIe s.
- Il delibera d'aller combatre contre le roy de Perse pour sa propre personne, et luy mettre en compromis ses richesses et ses delices, dont il jouissoit trop à son aise en ses haults païs — AMYOT, Agésil. 23
- Fuyr à me justifier, excuser et interpreter, estimant que c'est mettre ma conscience en compromis, de plaider pour elle — MONT., IV, 203
1 autre citation
- Le roi Charles VIII rompit le mariage qui s'estoit fait entre luy et Marguerite de Flandres, et osta la dite Anne [de Bretagne] à Maximilian son compromis [fiancé] et l'espousa — BRANT., Dames illustres, p. 2, dans LACURNE
Étymologie
Compromis 1 ; provenç. compromis ; espagn. compromiso ; ital. compromesso.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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