Antiquité
Magistrat qui avait la principale autorité dans la république romaine.
Histoire
Juge prudhomme des marchands et des négociants, chargé de régler les affaires urgentes en matière de commerce, à Paris et dans quelques autres villes.
Pendant cinq siècles, sous la direction de ses capitouls et de ses consuls, Montauban fut une courageuse petite démocratie autonome.Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931
Histoire de France
Magistrat suprême auquel la constitution de l’an VIII avait confié le gouvernement de la République.
Il y avait selon la constitution trois consuls, et Napoléon Bonaparte était le Premier consul, celui des trois qui détenait le plus de pouvoirs.
Diplomatie
Agent chargé par un gouvernement de protéger les intérêts privés et commerciaux des nationaux résidant à l’étranger, d’exercer à leur égard diverses attributions de l’État et, dans certains pays, une juridiction, etc.
Grâce au concours que me prêtera notre consul à Tiflis, je ne tarderai pas à être en règle avec l’administration moscovite.Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cⁱᵉ, Paris, 1892
Diplomatie
Agent nommé par un gouvernement dans une ville étrangère pour s'occuper d'affaires commerciales et remplir à l'égard des ressortissants de son pays différentes fonctions (protection, surveillance, état-civil, actes notariés en particulier).
Citation
Rome depuis trois ans par ses soins gouvernée Au temps de ses consuls croit être retournée
1 Nom de deux magistrats qui exerçaient l'autorité suprême dans la république romaine, et dont le titre, non la fonction, se perpétua sous l'empire. encore relevé aujourd’hui
Elle [Rome] tient des consuls sa gloire et sa puissance — CORN., Cinna, II, 1
Et nos premiers consuls nous ont coûté des guerres — ID., ib. II, 1
5 autres citations
Rome depuis trois ans par ses soins gouvernée Au temps de ses consuls croit être retournée — RAC., Brit. I, 1
L'un et l'autre consul vous avaient prévenue — ID., ib. I, 2
Rome, ayant chassé les rois, établit des consuls annuels — MONTESQ., Rom. ch. 1
Les consuls jugèrent après les rois, comme les préteurs jugèrent après les consuls — ID., Esp. XI, 18
Le cheval de Caligula fut consul, et cela ne nous étonne que parce que nous n'en avons pas été témoins — MIRABEAU, Collection, t. III, p. 232
2 Agent chargé de protéger ses nationaux, et spécialement les intérêts commerciaux en pays étranger. Le consul de France à Smyrne. Un consul général. encore relevé aujourd’hui
3 Autrefois, nom, dans certaines municipalités de la France méridionale, des magistrats dits dans le Nord échevins.
4 Autrefois, juge pris parmi les marchands pour connaître d'affaires commerciales. Un juge consul. Les consuls des marchands. Les juges-consuls. encore relevé aujourd’hui
Les tribunaux de commerce ont remplacé les juges-consuls — Dict. de l'Acad.
La juridiction des consuls. Avoir une affaire aux consuls.
5 Les trois magistrats auxquels la constitution de l'an VIII avait confié le gouvernement de la république française. Le second et le troisième consul avaient seulement voix consultative. Premier consul, titre donné à Bonaparte pendant la durée de cette constitution, et qui lui assurait tout le pouvoir.
Historique
XIIIe s.
Et morut Huguelin consules des Pisans d'Acre — Hist. occid. des croisades, t. II, p. 443
XIVe s.
Et en la maniere que un consul disoit à ceulz de la cité — ORESME, Eth. 212
Étymologie
Lat. consul, de même radical que consilium, conseil.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0).Édition papier :
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