druide

nature
nom masculin
diction
[dʁɥid] · 1 syllabe
attesté
1213
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

3 emplois spécialisés
  1. Antiquité Membre de la classe sacerdotale chez les Celtes de Gaule, de Bretagne et d’Irlande.
    • Un vaste espace ouvert, au milieu de cette clairière, paraissait avoir été autrefois voué aux rites de la superstition des druides. Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820
  2. Fantastique Magicien capable de contrôler les plantes et les animaux.
  3. Mythologie Prêtre celte, en Gaule, en Bretagne et en Irlande.

Citation

Où sont ces druides qui élevaient dans leurs colléges sacrés une nombreuse jeunesse ?
Chateaubriand, Mart. IX

Origine du mot

Du latin druidae, lui-même emprunté au gaulois druid-, du celtique dru-wid-es, « très savant » (étymologie aujourd’hui contestée^([3])) ou apparenté au grec ancien δρῦς, drûs (« chêne ») → voir durus.

Dans le dictionnaire latin : druidae

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1873 — le Littré

DRUIDE s. m. (dru-i-d')

Nom des prêtres parmi les Celtes de la Gaule, de la Grande-Bretagne et de l'Irlande. Ces prêtres formaient une corporation et enseignaient leur doctrine dans un poëme de vingt mille vers qui ne s'écrivait jamais et se transmettait uniquement de mémoire en mémoire. encore relevé aujourd’hui

  • Et le druide craint, en abordant ces lieux, D'y voir ce qu'il adore et d'y trouver ses dieux — BRÉBEUF, Pharsale, III
  • Les druides, qui, entre plusieurs autres choses, dit Jules César, qu'ils apprenaient à la jeunesse, enseignaient particulièrement ce qui regarde le mouvement des astres et la grandeur du ciel et de la terre — ROLLIN, Hist. anc. t. XIII, liv. XXVII, ch. II, p. 159, dans POUGENS.
4 autres citations
  • Gaulois, Germains, Français, en des bois homicides, Offraient aux dieux le sang versé par leurs druides — LEMERC., Clovis, II, 3
  • M. de Marcellus chérit, dans les forêts, le souvenir des druides, et, pour cela, ne veut pas qu'on exploite aucun bois, qu'on abatte même un arbre, le plus creux, le plus caduc.... — P. L. COUR., Lettre V
  • Où sont ces druides qui élevaient dans leurs colléges sacrés une nombreuse jeunesse ? — CHATEAUBR., Mart. IX
  • Teutatès veut du sang, il a parlé dans le chêne des druides — ID., ib.
Étymologie

Latin, druida ; du celtique : bas-bret. derf ou derv, chêne (comp. DRYADE). Les druides furent ainsi nommés du culte qu'ils rendaient aux chênes : « Les druides n'ont rien de plus sacré que le gui et l'arbre où il croît, pourvu que ce soit un chêne ; de plus ils choisissent pour eux des forêts de chênes, et n'accomplissent aucune cérémonie sans feuillage de cet arbre ; de sorte qu'on pourrait expliquer le nom qu'ils portent par un mot grec, » PLINE, XVI, 44. Le mot grec δρῦς, chêne, est de même racine que le celtique derv.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « druide » du Wiktionnaire.

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