flatterie

nature
nom féminin
diction
[flatəʁi] · 3 syllabes
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

  1. Louange fausse ou exagérée, donnée dans le dessein de plaire, de séduire, d’exploiter.
    • Malgré sa raison ferme et droite, le directeur général avait un faible qui se rencontre chez beaucoup d’hommes de mérite. Il aimait la louange, et même la flatterie ; (…) Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833

Citation

Son humeur satirique est sans cesse nourrie Par le coupable encens de votre flatterie
Molière, ib. II, 5

Origine du mot

Flatteur ; provenç. flataria. — Littré, 1873

1873 — le Littré

FLATTERIE s. f. (fla-te-rie)

Action de flatter, louange fausse ou exagérée donnée dans une vue intéressée. encore relevé aujourd’hui

  • ....Sa sotte flatterie Eut un mauvais succès — LA FONT., Fabl. VII, 7
  • Je ne trouve partout que lâche flatterie — MOL., Mis. I, 1
8 autres citations
  • Son humeur satirique est sans cesse nourrie Par le coupable encens de votre flatterie — ID., ib. II, 5
  • Il dit qu'il s'était trouvé dans une compagnie de grande conséquence, où votre mérite, votre sagesse, votre beauté avaient été élevés jusqu'aux nues, et que même on y avait compris le goût et l'amitié que vous aviez pour moi ; si cette fin est une flatterie, elle m'est si agréable que je la reçois à bras ouverts — SÉV., 142
  • Combien de fois arrêta-t-il une flatterie qui, comme un serpent tortueux, allait se glisser dans son âme [de son élève, le dauphin] ! — FLÉCH., Duc de Montausier.
  • La flatterie est un commerce honteux qui n'est utile qu'au flatteur — LA BRUY., Théophr. II
  • Tous ceux qui l'encensaient, le voyant perdu sans retour, changèrent leurs flatteries en des insultes sans pitié — FÉN., Tél. XI
  • Ne voyez-vous pas, lui répondit Mentor, que les princes gâtés par la flatterie trouvent sec et austère tout ce qui est libre et ingénu ? — ID., ib.
  • La flatterie n'est autre chose qu'un commerce de mensonge fondé d'un côté sur l'intérêt, et de l'autre sur la vanité — ROLLIN, Hist. anc. œuv. t. II, p. 120, dans POUGENS
  • Quittez l'art avec nous, quittez la flatterie, Ce poison qu'on prépare à la cour d'Étrurie — VOLT., Brutus, I, 2
Historique

XIIIe s.

  • Et cil qui tiex [telles] paroles oient, S'en glorefient et les croient, Ausinc com se fust evangile, Et tout est flaterie et guile — la Rose, 4896
  • Mais de ce trop grant tort avoit, Qu'il disoit plus qu'il ne savoit, Et tous jors par ses flateries Ajoustoit as choses oïes — ib. 14781

XIVe s.

  • Sire, je vous le di sans nulle flaterie, Comme au plus souffisant et de roial lignie — Guesclin. 10574

XVIe s.

  • Comme ainsi soit que plusieurs fussent pleins d'orgueil et de presomption, desquels il estoit expedient de rabattre la vaine flaterie [confiance] — CALVIN, Instit. 779
  • La flatterie la pire qui soit est celle qui est couverte — AMYOT, Com. discern. le flatt. de l'ami, 8
Étymologie

Flatteur ; provenç. flataria.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « flatterie » du Wiktionnaire.

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