frelon

nature
nom masculin
diction
[fʁəlɔ̃] · 2 syllabes
usage
1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. Sorte de grosse guêpe, de nom scientifique Vespa crabro.
    • Bavardage délicieux, désordonné, vagabond, nous bruissons comme deux frelons au-dessus du jardin. Éric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000, collection Le Livre de Poche, page 268
  2. figuré Gens inutiles à la société.
    • – Vous êtes les vrais parasites de la société… Une légion de frelons inutiles dans la ruche où l’on travaille… Des paons qui font la roue dans la basse-cour et qui picorent les grains de choix sur l’écuelle de la communauté. Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 192
  3. figuré Gens incapables et envieux qui décrient les ouvrages d’autrui et qui les pillent.
    • Ce frelon littéraire, bourdonnant son sot orgueil, pillant partout le miel que de laborieuses abeilles ont produit, et le débitant sous son nom. Louis-Adolphe Turpin de Sansay, Les Hypocrites, E. Dentu, 1863, page 11
  4. argot Frère, frérot (pour désigner une personne proche, sans nécessairement un lien familial).
    • Ils disent que je ne suis plus leur frelon, que j’ai le bras grave long Que depuis j’ai pris le melon, que je veux lécher tous les mamelons Kaaris, Sevrak, Le bruit de mon âme, 2015
1 emploi spécialisé
  1. Insectes Insecte Hyménoptère Aculéate, appartenant à la famille des Vespidés (Vespa crabo). Pouvant atteindre 32 millimètres, il a un corps trapu, brun-rouge, avec des bandes jaunes sur l'abdomen. La femelle, munie d'un aiguillon, a une piqûre très douloureuse. Il vit en société dans les creux d'arbres ou de murs.

Citation

Comme on voit les frelons, troupe lâche et stérile, Aller piller le miel que l'abeille distille
Nicolas Boileau, Sat. I

Origine du mot

De l'ancien français furlone, du latin médiéval fursleone, de l'ancien bas francique hurslo (cf. néerlandais horzel « œstre »).

Dans le dictionnaire latin : fursleone

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

FRELON1 s. m. (frelon ; plusieurs personnes prononcent frè-lon ; c'était la prononciation dans le XVIIe siècle, telle qu'elle est indiquée dans Ménage)

1 Nom vulgaire de la guêpe frelon.

  • Comme on voit les frelons, troupe lâche et stérile, Aller piller le miel que l'abeille distille — BOILEAU, Sat. I
  • Les frelons, qui appartiennent au genre des guêpes et qui les surpassent toutes en grandeur, ne possèdent pas au même degré que les guêpes souterraines, l'art de fabriquer du papier avec des fragments de vieux bois — BONNET, Contempl. nat. XI, 24

Fig. Celui qui, étant incapable de faire un ouvrage, cherche à le décrier, et quelquefois à s'en emparer.

  • Quant mon livre de l'Esprit des lois, j'entends quelques frelons qui bourdonnent autour de moi ; mais, si les abeilles y cueillent un peu de miel, cela me suffit — MONTESQ., Corresp. 31

2Terme de fauconnerie. Poil qui sort des naseaux de l'oiseau. non relevé aujourd’hui

Historique

XVIe s.

  • Comme en proverbe l'on dit irriter les frelons, mouvoir la Camarine [proverbe grec : μὴ ϰίνει Καμάριναν], esveigler le chat qui dort — RAB., III, 14
  • Les abeilles ne deviennent point freslons — COTGRAVE
Étymologie

Norm. freulon, frûlon, furon, foulon : picard, foulon ; Berry, grêlon, grolon, groulon, et aussi frêlon. Diez le tire de frêle, à cause que le corps du frelon est mince comme celui de la guêpe, et il rattache grêlon du Berry à grêle, mince. Frêle, nom, en Normandie, de l'insecte dit demoiselle, vient à l'appui de cette opinion, qui n'en reste pas moins sujette à des doutes. Faudrait-il trouver quelque rapport entre frelon et le verbe frêler, qui dans le Berry signifie frotter, et, dans d'autres endroits, brûler avec le bruit que font les cheveux en brûlant ?

FRELON2 s. m. (fre-lon)

Houx-frelon, petithoux ou housson (voy. FRAGON).

Historique

XIVe s.

  • En celluy fort yver leurs chambres estoient bien nettes et sans feu ; et qui trouvast aucunes feuilles vertes, elles feussent jonchées par l'hostel, et la cheminée estoit houssée, comme en esté, de fraillon ou de aucune chose verte — LE CHEV. DE LA TOUR, Instr. à ses filles, f° 60, dans LACURNE.
Étymologie

La forme primitive paraît être fregon (voy. FRAGON à l'historique), et l'on peut conjecturer que le g s'est changé en l par assimilation avec frelon 1.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « frelon » du Wiktionnaire.

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