gaulois
- nature
- nom masculin
- diction
- [ɡolwa] · 2 syllabes
- attesté
- 1601
- usage
- 5 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 5
-
En rapport avec la Gaule, la langue gauloise ou les peuples la parlant.
- Nous croirions plutôt que le pur sang de la race gauloise primitive s’est conservé jusqu’à nos jours sans mélange, dans quelques tribus rustiques de nos provinces centrales. George Sand, Jeanne, 1844
-
Français, originaire de France.
- Vous planteriez, ô Melbournois ! Sur vos coteaux barbares, Les plus fins de nos ceps gaulois, Nos « pineaux » les plus rares… Ponchon, Muse cabaret,1920, page 85
- Qui se présente sous un jour libre, plaisant, grivois, licencieux.
-
Qui est d’une gaieté vive et assez libre, joyeux, libertin.
- En fait, ils découvraient surtout un univers, celui de la presse, celui d’une certaine liberté de ton gauloise dont ils étaient curieux de savoir ce que j’avais à en dire. Aymeric Patricot, « Entre élèves et professeur, le gouffre du temps qui passe », Le Monde. Mis en ligne le 21 septembre 2020
- Relatif au Gault-Saint-Denis, commune de l’Eure-et-Loir.
Nom 1
-
Langue que parlaient les Gaulois, habitants des Gaules.
- Déclaration, rapidement débitée en cinq langues diverses, grec, latin, gaulois, libyque et baléare. Flaubert, Salammbô, tome 1, 1863, page 41
Citation
Avant moi [François 1er], tout était grossier, pauvre, ignorant, gaulois ; je me suis fait nommer le père des lettres
Origine du mot
De l’ancien français galois, dérivé de galer (« s’amuser ») qui nous donne aussi galant. Galois, gallois, devenu homophone du précédent, a subi la même évolution phonétique que le précédent et, rétroactivement, on a prêté aux Gaulois un caractère paillard, bon vivant, un « esprit gaulois ».
latin — ab « Il reconnut aux insignes gaulois »
1873 — le Littré
GAULOIS, OISE adj. (gô-loî, loî-z')
1 Qui est de la Gaule. Les peuples gaulois. encore relevé aujourd’hui
Fig. Qui a le caractère des vieilles et bonnes mœurs. Une probité, une franchise gauloise.
En un autre sens. Qui a le caractère inculte et mal poli des vieux temps. Avoir les manières gauloises.
- Avant moi [François 1er], tout était grossier, pauvre, ignorant, gaulois ; je me suis fait nommer le père des lettres — FÉN., t. XIX, p. 384
- De la censure minutieuse et délicate de Vaugelas, le travail de l'Académie passa dans la main rude et encore un peu gauloise de Mézeray, qui, le meilleur de nos vieux historiens pour la liberté de jugement, la vigueur du récit et parfois l'éloquence, se trouva chargé de recueillir dans l'usage la belle langue française qu'il n'adoptait qu'à demi — VILLEMAIN, Dict. de l'Acad. préface, p. XII
Suranné. Tournure, expression gauloise.
Esprit gaulois, mot gaulois, se dit d'un trait d'esprit, d'un mot dont la liberté n'observe pas toute les convenances, comme cela se voit dans les auteurs du XVIe siècle, à qui ces locutions s'appliquent particulièrement.
2 S. m. et f. Celui, celle qui est du pays de Gaule. encore relevé aujourd’hui
- Gai ! gai ! serrons nos rangs, Espérance De la France, Gai ! gai ! serrons nos rangs, En avant, Gaulois et Francs — BÉRANG., Les Gaulois et les Francs.
C'est un bon Gaulois, un vrai Gaulois, se dit d'un homme dont la conduite est sincère, franche et droite.
Homme d'une certaine rudesse de manières ou de caractère...
- Les femmes ont fait passer pour Gaulois ridicules ceux qui ont voulu conserver la gravité et la simplicité des mœurs anciennes — FÉN., t. XVII, p. 84
3 S. m. Langue parlée par les anciens Gaulois, qui était un dialecte des langues celtiques. Le gaulois. encore relevé aujourd’hui
Gaulois se dit improprement du vieux français.
Locution surannée. C'est du gaulois. Vous parlez gaulois.
Historique
XVe s.
- À la vieille gauloise [à la vieille mode] — LEROUX DE LINCY, Prov. t. I, p. 350
Étymologie
La Gaule, lat. Gallia. Cette forme est insolite, attendu que le latin n'a pas gallensis, qui seul aurait pu donner gaulois ; quant à au, il paraît résulter de la résolution de la première l en u. Les peuples romans portent en ancien allemand le nom de walh ou walah ; vealh, en anglo-saxon ; wälsch, en allemand moderne ; c'est de là que vient wallon, nom d'un pays de langue française voisin de la langue allemande, et sans doute Wales ou pays de Galles en Angleterre : Scheler pense que ces mots représentent Gallus, mot celtique adopté par les Latins. Max Müller, au contraire (la Science du langage, 3e leçon, trad. Harris et Perrot), regarde walh ou walah comme une appellation donnée par les Germains à leurs voisins les Celtes et l'identifie avec le sanscrit mlechha, barbare, qui parle d'une manière indistincte. Mais, comme le mot walh ou walah ne se trouve qu'au VIIIe siècle, il est probable qu'il représente gallus.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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