gonfalon

nature
nom masculin
diction
[ɡɔ̃falɔ̃] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 6

  1. Bannière d’église à trois ou quatre fanons, qui sont des pièces pendantes.
    • Au bas de la nef est suspendu le gonfalon pontifical qui avec le médaillon portatif en bois doré, forme les insignes de la Basilique. Charles-Marie Maignan, Notice historique de Notre-Dame d’Avenières et relation de la cérémonie du couronnement, Le neuf mai 1860, Imprimerie de L. Moreau, 1860, page 23
  2. Bannière des républiques ou communes italiennes.
    • Le gonfalonier était le gardien du gonfalon, ou étendard, dans les communes médiévales italiennes, surtout en Toscane.
  3. Voir gonfanon.
  4. Confrérie de séculiers dits pénitents à qui saint Bonaventure prescrivit en 1264 une forme particulière de prières ; plus tard Grégoire XIII confirma cette confrérie et lui donna le soin de délivrer les chrétiens esclaves des mains des infidèles.
  5. Confrérie de séculiers dits pénitents à qui Bonaventure de Bagnoregio prescrivit en 1264 une forme particulière de prières; plus tard Grégoire XIII confirma cette confrérie et lui donna le soin de délivrer les chrétiens esclaves des mains des infidèles. absent du Littré
1 emploi spécialisé
  1. Vexillologie Fanion dont les chevaliers ornaient leur lance.
    • Et ton nom brodé d’or sur mon blanc gonfalon. Edmond Haraucourt, Sonnet à ma mie

Origine du mot

Variante de gonfanon, par dissimilation des nasales ; plus avant, de l'ancien français gunfanun (« drapeau de combat »).

1873 — le Littré

GONFALON ou GONFANON s. m. (gon-fa-lon ou gonfa-non)

1 Echarpe ou bandelette terminée en pointe et dont les chevaliers ornaient leurs lances. encore relevé aujourd’hui

2 Bannière ecclésiastique, composée de plusieurs fanons, c'est-à-dire de plusieurs pièces pendantes. encore relevé aujourd’hui

3 Tente ronde qu'on porte à Rome devant les processions en cas de pluie. non relevé aujourd’hui

4 Gonfalon, confrérie, voy. CONFALON.

Historique

XIe s.

  • De ceus de France [ils] virent les gunfanuns — Ch. de Rol. LXVI

XIIe s.

  • L'escu saisi qui fu à or bendez, Et prent l'espié qui fu bien acerez, Le confanon à cinq clox d'or fermez — Raoul de C. 24

XIIIe s.

  • Il estoit tout armés au chief de sa galie, et avoit devant lui le gonfanon Saint-Marc — VILLEH., LXXVII
  • Et lors commanda le roy au gonfalon Saint Denis et à ses banieres que ils se traisissent à main destre vers le flum — JOINV., 226

XVIe s.

  • On ne voit que soldats, enseignes, gomphanons, On n'oit que tabourins, trompettes et canons — DU BELLAY, VI, 31, recto.
  • De vif esprit, de constance et sagesse C'en est l'enseigne, et le droit gonffanon — MAROT, II, 363
Étymologie

Génev. conforon, bannière d'église ; provenç. gonfano, gonfaino, golfaino ; espagn. confalon ; ital. gonfalone ; bas-lat. guntfano ; de l'anc. haut-allem. guntfano, de gundja, combat, et fano, drap, bannière.

CONFALON ou GONFALON s. m. (kon-fa-lon ou gonfa-lon)

Confrérie de séculiers dits pénitents à qui St Bonaventure prescrivit en 1264 une forme particulière de prières ; plus tard Grégoire XIII confirma cette confrérie et lui donna le soin de délivrer les chrétiens esclaves des mains des infidèles.

Étymologie

Confalon est une autre forme de gonfalon, bannière (voy. GONFALON).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tomes 1 et 2 de l’édition papier

Liens de sens

Terme générique

bannière confrérie fanion

Dérivés

gonfalonier

Domaine

héraldique vexillology

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « gonfalon » du Wiktionnaire.

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