grive
- nature
- nom féminin
- diction
- [ɡʁiv] · 1 syllabe
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Espèce de petit oiseau passereau dont le plumage est mêlé de blanc et de brun.
- Pendant la convalescence qui suivit une longue maladie, le médecin ordonna à Pompée de manger une grive ; mais ce volatile était alors fort rare. « Sobriété » , dans le Petit dictionnaire historique et chronologique d'éducation, Paris : chez Ledentu, 1819, page 507
-
argot La guerre, l'armée.
- Même à la grive, en 40, le Tatave fallait pas lui gonfler le sac... galons pas galons, "suce ma bite et bien !" Alphonse Boudard, L’Hôpital : Une hostobiographie, Éditions de la Table Ronde, 1972, page 43
Citation
L'abondance des grives est telle alors sur la côte méridionale de la Baltique, que, selon le calcul de M. Klein, la seule ville de Dantzick en consomme chaque année quatre-vingt-dix mille paires
Origine du mot
Catal. griva. Origine inconnue. Peut-être une onomatopée, dit Ménage ; c'est aussi l'opinion de Buffon. Génin, Récréat. t. I, p. 140, y voit, comme dans gris, un peu ivre, et pour la même raison, l'ancien français griu, qui signifiait grec. Il y a dans l'ancien français une autre grive qui, signifiant couleuvre, est une altération de guivre, et n'a rien de commun avec l'oiseau. — Littré, 1873
1873 — le Littré
GRIVE s. f. (gri-v')
1 Oiseau dont le plumage est mêlé de blanc et de brun, turdus musicus, L. appartenant au genre merle, turdus. encore relevé aujourd’hui
- L'abondance des grives est telle alors sur la côte méridionale de la Baltique, que, selon le calcul de M. Klein, la seule ville de Dantzick en consomme chaque année quatre-vingt-dix mille paires — BUFF., Ois. t. V, p. 380
Fig. Être soûl comme une grive, être complétement ivre, locution qui vient de ce que, au temps des vendanges, les grives mangent beaucoup de raisin.
- Il y avait l'autre jour une dame qui confondit ce qu'on dit d'une grive ; et, au lieu de dire, elle est soûle comme une grive, elle dit que la première présidente était sourde comme une grive : cela fit rire — SÉV., 116
2 Grande grive, ou haute grive, ou grosse grive, la draine, turdus draina, L. non relevé aujourd’hui
3 Poisson de mer (labre paon). non relevé aujourd’hui
Historique
XIVe s.
- Et mangez la grive au diner — W. BIBLESWORTH, dans PALSGRAVE, p. 28
XVe s.
- Notre ivrogne, plus saoul qu'une grive partant d'une vigne — LOUIS XI, Nouv. VI
XVIe s.
- Il fait comme les grives, il vit d'air — OUDIN, Curios. fr.
Étymologie
Catal. griva. Origine inconnue. Peut-être une onomatopée, dit Ménage ; c'est aussi l'opinion de Buffon. Génin, Récréat. t. I, p. 140, y voit, comme dans gris, un peu ivre, et pour la même raison, l'ancien français griu, qui signifiait grec. Il y a dans l'ancien français une autre grive qui, signifiant couleuvre, est une altération de guivre, et n'a rien de commun avec l'oiseau.
Supplément au dictionnaire
GRIVE. Ajoutez :
Grive de brou, nom, en Champagne, de la draine.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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