horreur

nature
nom féminin
diction
[oʁœʁ] · 2 syllabes
attesté
Au plus tard au XIIᵉ siècle
usage
101 par million de mots

Sens et définitions

Nom 14

  1. Mouvement de l’âme généralement accompagné d’un frémissement physique, d’un frisson du corps et causé par quelque chose d’affreux, de révoltant ou de terrible.
    • Brrr ! fit Bert, en se cramponnant à la balustrade, et quelques soldats auprès de lui firent entendre un murmure d’horreur. H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 204 de l’édition de 1921
  2. familier Chose extrêmement laide dans son genre, ou faite sans goût, sans habileté.
    • Ça ferait les cent horreurs pour avoir sept ou huit mille francs. Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846
  3. familier Personne extrêmement laide
    • Vous disiez que c’était une jolie femme, c’est une horreur.
  4. familier Il se dit également d’une chose extrêmement laide ou défectueuse dans son genre.
    • Vous vantiez ce logement comme agréable et commode, mais c’est une horreur!
  5. familier Exclamation utilisée lorsqu’on veut marquer la répugnance qu’on a pour quelqu’un ou pour quelque chose.
  6. familier On l’emploie quelquefois en plaisantant :
  7. Il se dit des choses qui font éprouver un sentiment d’effroi mêlé d’admiration, comme une grande tempête, un vaste incendie, un grizzly, etc.
    • C’est une belle horreur.
  8. Il signifie aussi répulsion violente que vous cause une personne ou une chose effrayante ou haïssable.
    • C’est un objet d’horreur.
  9. Sentiment de saisissement, de crainte mystérieuse et de mystère.
  10. Ce qu’ont d’horrible, d’effrayant ou de sinistre certains lieux ou certains objets.
  11. Énormité d’une mauvaise action, d’une action cruelle, infâme, etc.
  12. Il se dit également des choses mêmes qui sont atroces, infâmes, etc.
  13. Choses horribles ou désastreuses, maux extrêmes, privations cruelles.
  14. Il se dit, particulièrement, des choses déshonorantes qu’on attribue à quelqu’un; et alors il s’emploie toujours au pluriel.

Citation

La peau, se retirant sur elle-même, fera dresser les cheveux, dont elle enferme la racine, et causera ce mouvement qu'on appelle horreur
Bossuet, Conn. II, 12

Origine du mot

Du latin horror (« hérissement, frissonnement, frisson »).

Dans le dictionnaire latin : horror

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

HORREUR s. f. (o-rreur)

1 La sensation physique qui fait que la peau devient chair de poule et que les cheveux se hérissent.

  • La peau, se retirant sur elle-même, fera dresser les cheveux, dont elle enferme la racine, et causera ce mouvement qu'on appelle horreur — BOSSUET, Conn. II, 12
  • D'une subite horreur leurs cheveux se hérissent — BOILEAU, Lutr. III

2 Se dit des choses qui causent un sentiment d'effroi mêlé d'admiration, de respect, etc. encore relevé aujourd’hui

  • Après cela, docteur, va pâlir sur la Bible.... Perce la sainte horreur de ce livre divin — BOILEAU, Sat. VIII
  • Et, dans la sacristie entrant, non sans terreur, En percent jusqu'au fond la ténébreuse horreur — ID., Lutr. III
6 autres citations
  • Le ciel brille d'éclairs, s'entr'ouvre, et parmi nous Jette une sainte horreur qui nous rassure tous — RAC., Iph. V, 6
  • Il est saisi d'une horreur divine — FÉN., Tél. XVIII
  • Saisie d'une horreur de religion à la seule présence du sanctuaire — MASS., Av. Disp.
  • Mais, quand il m'accablait de cette sainte horreur, La persuasion n'a point rempli mon cœur — VOLT., Fanat. IV, 2
  • Tout en fait sentir la religieuse horreur [de l'église gothique] — CHATEAUBR., Génie. III, I, 8
  • [Byron] La nuit est ton séjour, l'horreur est ton domaine — LAMART., Médit. I, 2

3 Mouvement accompagné de frémissement et causé par quelque chose d'affreux. Ce spectacle nous glaça d'horreur. (Ce prologue a été attribué à la Prude dans l'édit. de Kehl ; il appartient à la comédie de l'Échange). encore relevé aujourd’hui

  • Et délivre mes yeux de l'horreur de te voir — CORN., Héracl. III, 2
  • Mais par la sainte horreur que vous fait l'infamie — ID., Théod. III, 3
7 autres citations
  • Malgré la juste horreur que son crime me donne — RAC., Andr. IV, 3
  • Quel jour mêlé d'horreur vient effrayer mon âme ! — ID., Esth. III, 4
  • Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage — ID., Phèdre, V, 6
  • Dans l'infidèle sang baignez-vous sans horreur — ID., Athal. IV, 3
  • Sais-tu l'excès d'horreur où je me vois livrée ? — VOLT., Mérope, IV, 4
  • La pitié, non l'horreur, doit régner sur la scène — ID., Prude, prol.
  • On sut par lui [un général blessé et abandonné] ce crime : un frémissement d'horreur se propagea dans la colonne, il parvint jusqu'à l'empereur — SÉGUR, Hist. de Nap. IX, 8

Sentiments d'horreur.

  • Que d'horreurs vous me jetez dans l'âme ! — CORN., Sur. V, 4

Faire horreur, exciter le sentiment de l'horreur.

  • Trouvez-vous doux les noms de perfide et de traître ? - Je sais qu'aux généreux ils doivent faire horreur — CORN., Héracl. III, 5
  • Cette âme qui s'est tant aimée et tant cherchée, ne se peut plus supporter aussitôt qu'elle est seule avec elle-même ; sa solitude lui fait horreur — BOSSUET, la Vallière.
6 autres citations
  • Dont les proscriptions font horreur en les lisant — ID., Hist. I, 9
  • Vices qui font horreur à la nature — ID., ib. II, 12
  • Elle a craint qu'Hippolyte, instruit de ma fureur, Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur — RAC., Phèdre, V, 7
  • Va, je la désavoue, et tu me fais horreur — ID., Andr. V, 3
  • Les rameurs chantaient à l'honneur de Vénus et de Cupidon des vers qui devaient faire horreur à ceux qui aiment la vertu — FÉN., Tél. IV
  • Le vice grossier fait horreur — ID., ib. VII

Familièrement et par exagération. Cela fait horreur, est à faire horreur, se dit d'une chose extrêmement laide, ou faite sans goût, sans habileté.

  • Vous êtes aujourd'hui coiffée à faire horreur — GRESSET, Méch. I, 5

Familièrement. C'est une horreur, c'est une personne, une chose affreuse.

Fi ! l'horreur ! se dit pour marquer la répugnance.

Ah ! l'horreur, se dit dans le même sens.

  • L'une d'elles, qui le connaissait un peu, dit en le regardant de côté [Memnon devenu borgne] : Ah ! l'horreur ! — VOLT., Memnon.

4 Haine, aversion, dégoût, exécration.

  • L'injuste horreur qu'elle [Rome] eut toujours des rois — CORN., Pomp. IV, 3
  • Que la vertu du fils.... Vainque la juste horreur que vous avez du père — ID., Héracl. I, 4
10 autres citations
  • Vous avez aimé cette erreur Pour qui vous ne deviez avoir que de l'horreur — MOL., Psyché, IV, 5
  • Elle [l'Église] a pour le meurtre une horreur toute particulière — PASC., Prov. 14
  • Sait-il toute l'horreur que ce Juif vous inspire ? — RAC., Esth. III, 1
  • Burrhus pour le mensonge eut toujours trop d'horreur — ID., Brit. I, 2
  • Vous trouverez partout l'horreur du nom romain — ID., Mithr. III, 1
  • Il te manquait encor ces perfides amours Pour être le supplice et l'horreur de mes jours — RAC., Mithr. III, 1
  • J'ai pris la vie en haine et ma flamme en horreur — ID., Phèdre, I, 3
  • Quelle innocence ! quelle vertu ! quelle horreur du vice ! — FÉN., Tél. VII
  • Il [l'éléphant] a une horreur si grande pour le cochon, que le seul cri de cet animal l'émeut et le fait fuir — BUFF., Quadrup. t. XIV, p. 291
  • Presque toutes les femmes ont une horreur invincible pour les araignées, les crapauds, les couleuvres — GENLIS, Adèle et Théod. t. I, p. 140, dans POUGENS

Avoir horreur de, éprouver une aversion mêlée de dégoût.

  • Celles de ma naissance ont horreur des bassesses — CORN., Rodog. III, 3
  • Les infamies qu'il [le nouveau quiétisme] a héritées de la secte des béguards.... je pourrais dire d'abord qu'on a horreur de traiter de telles matières — BOSSUET, Ét. d'orais. X, 3
2 autres citations
  • On frémirait en le prononçant, et l'on aurait horreur de soi-même — BOURD., 9e dim. après la Pentec. Dom.
  • Le roi eut horreur de tout ce qu'il entendait — FÉN., Tél. XI

Être en horreur à quelqu'un, lui inspirer une haine mêlée d'horreur.

  • David m'est en horreur — RAC., Athal. II, 7
  • Baal est en horreur dans la sainte cité — ID., ib. V, 6
2 autres citations
  • Il nous croit en horreur à toute la nature — ID., Esth. I, 3
  • Ma mémoire est en horreur — FÉNEL., Télém. XVIII

Objet d'horreur.

  • Il ne peut endurer que l'horreur de la Grèce Pour prix de ses forfaits épouse la princesse — CORN., Méd. II, 5
  • Il devint l'horreur du genre humain — BOSSUET, Hist. I, 10

5 Horreur du vide, antipathie par laquelle on supposait que la nature tendait toujours à combler les vides à mesure qu'ils se formaient.

  • Que la pesanteur de la masse de l'air produit tous les effets qu'on a jusques ici attribués à l'horreur du vide — PASC., Pes. de l'air, II
  • C'est d'un semblable raisonnement que l'horreur de la nature pour le vide et cent autres chimères prirent naissance — MAIRAN, Élog. abbé de Molières

6 Ce que certaines choses ont d'effrayant, de sinistre. L'horreur d'un cachot. L'horreur des combats. encore relevé aujourd’hui

  • Après que j'aurai vu trébucher son orgueil De son char de triomphe en l'horreur du cercueil — ROTR., Bélis. II, 17
  • L'hiver est ici dans toute son horreur ; je suis dans les jardins ou au coin de mon feu ; on ne peut s'amuser à rien — SÉV., 22 nov. 1671
8 autres citations
  • Ces secondes vies que notre faiblesse nous fait inventer pour couvrir en quelque sorte l'horreur de la mort — BOSSUET, le Tellier.
  • Partez ; mais à ces mots les champions pâlissent, De l'horreur du péril leurs courages frémissent — BOILEAU, Lutrin, IV, vers supprimés.
  • Mais à mes tristes yeux votre mort préparée Dans toute son horreur ne s'était pas montrée — RAC., Baj. II, 5
  • C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit : Ma mère Jésabel devant moi s'est montrée, Comme au jour de sa mort pompeusement parée — ID., Ath. II, 5
  • Et que les mêmes coups Dans l'horreur du tombeau nous réunissent tous — VOLT., Adél. IV, 5
  • Il n'y a pas trois cents ans que je [Phénix] vis ici la nature sauvage dans toute son horreur — ID., Princ. de Babyl. 6
  • Ainsi de Mahomet vous regrettez les fers, Le tumulte des camps, cette horreur des déserts — ID., Fanat. I, 2
  • Quoi ! j'ai percé l'horreur de cette nuit profonde — C. DELAV., Paria, I, 2

L'horreur d'un supplice, la cruauté d'un supplice.

Fig. Il se dit des souffrances morales. Vous ne connaissez pas toute l'horreur de sa situation. Pour comble d'horreur. L'horreur de ma misère.

Une belle horreur, se dit des choses qui font éprouver un sentiment d'effroi mêlé d'admiration. La belle horreur d'un orage.

  • Bien que les poëtes excellents, qui ont quelquefois le secret de nous faire sentir des chagrins délicieux et des tristesses agréables, aient encore celui de nous faire voir de belles horreurs — BRÉBEUF, Pharsale, Avert. sur la 3e partie.
  • Enfin le jour, un jour sombre parut ; il vint s'ajouter à cette grande horreur [l'incendie de Moscou], la pâlir, lui ôter son éclat — SÉGUR, Hist. de Nap. VIII, 6

Il se dit au pluriel dans un sens analogue. Les horreurs de la guerre, de la famine. Être en proie aux horreurs de la misère.

  • Il a dans ces horreurs [les agitations d'une insomnie cruelle] passé toute la nuit — RAC., Esth. II, 1
  • Lucrèce, chez les Romains, avait fait son poëme de la nature ; Virgile, ses Bucoliques ; Cicéron, ses livres de philosophie, dans les horreurs de la guerre civile — VOLT., Mœurs, 82
3 autres citations
  • Peux-tu mêler l'amour à ces moments d'horreurs ? — ID., Alz. IV, 4
  • Ô frère, ô triste objet d'un amour plein d'horreurs — ID., Fanat. V, 4
  • Tu [France] ne sens point du nord les glaçantes horreurs — A. CHÉN., Hymne à la France.

Les horreurs de la mort, les angoisses de l'agonie.

Par extension.

  • Le duc de Grammont était lors dans les horreurs de la taille [l'opération par laquelle on extrait la pierre de la vessie] — SAINT-SIMON, 33, 129

7 L'énormité d'une action cruelle, infâme. encore relevé aujourd’hui

  • Quelle horreur d'embrasser un homme dont l'épée De toute ma famille a la trame coupée ! — CORN., Hor. V, 3
  • On fait plus, on m'impute un coup si plein d'horreur Pour me faire un passage à vous percer le cœur — ID., Rod. V, 4
6 autres citations
  • Un tel excès d'horreur rend mon âme interdite — RAC., Phèdre, IV, 2
  • La multitude et l'horreur de vos iniquités — MASS., Carême, Fausse conf.
  • Hélas ! le crime veille et son horreur me suit — VOLT., Zaïre, V, 8
  • Dans quel palais profane a-t-on vu plus d'horreur ! — ID., Olympie, V, 7
  • Tant d'horreur n'entre point dans une âme si belle — ID., Tancr. III, 3
  • Il se trame ici quelque horreur — BEAUMARCH., Mère coup. I, 2

Il se dit au pluriel dans le même sens. La vie de ce tyran n'est qu'un tissu d'horreurs.

  • Il faut que le courroux du ciel l'accable quelque jour.... il me fait voir tant d'horreurs que je souhaiterais qu'il fût déjà je ne sais où — MOL., D. Juan, I, 1
  • Mon esprit ne se résoudrait jamais à se jeter parmi tant d'horreurs [les excès des révolutionnaires anglais], si la constance admirable avec laquelle cette princesse a soutenu ces calamités ne surpassait de bien loin les crimes qui les ont causées — BOSSUET, Reine d'Anglet.
7 autres citations
  • Et je l'ai vue aussi cette cour peu sincère Des crimes de Néron approuver les horreurs — RAC., Bérén. II, 2
  • De toutes les horreurs, va, comble la mesure — ID., Athal. III, 5
  • Il retrace vivement à notre imagination les horreurs d'une vie entière de crime — MASS., Carême, Lazare.
  • C'était un débordement de l'armée qui se mit à piller, violer, massacrer, et faire toutes les horreurs que la licence la plus effrénée inspire — SAINT-SIMON, 29, 88
  • On ne connaît que trop les étonnantes horreurs d'Alexandre VI — VOLT., Jenni, 11
  • Les horreurs qui accompagnèrent la conquête de cet État et la tyrannie qui la suivit en firent un désert — RAYNAL, Hist. phil. II, 19
  • Si l'ennemi échappait à ce danger [l'incendie de Moscou], du moins n'aurait-il plus d'asile, plus de ressources ; et l'horreur d'un si grand désastre, dont on saurait bien l'accuser, soulèverait toute la Russie — SÉGUR, Hist. de Nap. VIII, 2

8 Les choses déshonorantes qu'on attribue à quelqu'un. On m'a dit des horreurs de cet homme-là. encore relevé aujourd’hui

  • Pour moi qui, quoique très jeune alors, ai vu naître toutes ces horreurs [libelles diffamatoires], je sais très bien que l'envie en fut la seule cause — VOLT., Mélang. litt. Mém. sur la satire, la sat. après Despréaux.
  • Existe-t-il, a-t-il jamais existé un méchant assez artificieux pour donner de la consistance aux horreurs qu'il débite d'autrui par les horreurs qu'il confesse de lui-même ? — DIDEROT, Claude et Nér. I, 61
2 autres citations
  • Y pensez-vous, monsieur ? quoi ! Florise et Géronte Vous comblent d'amitié, de plaisirs et d'honneurs, Et vous mandez sur eux quatre pages d'horreurs ! — GRESSET, Méchant, II, 1
  • Basile : De toutes les choses sérieuses, le mariage étant la plus bouffonne, j'avais pensé.... - Suzanne : Des horreurs — BEAUMARCH., Mar. de Fig. I, 9

Par extension et plaisanterie.

  • On m'a dit mille horreurs de cette montagne de Tarare — SÉV., 23

9 Très familièrement. Injure. Il nous a dit des horreurs.

Propos obscènes. Il s'approcha de cette femme et lui débita mille horreurs.

Historique

XIIe s.

  • De poür [de peur] li cuilverz trestremble, Fremist, mue colors sovent..., Quant de l'orror sis cuers [son cœur] s'effreie — BENOIT, II, 12380
  • El horror [en l'horreur] de la nocturneil vision, cant li songes suet [a coutume de] parpenre les hommes.... — Job, p. 481

XIVe s.

  • Et comme je pleins de paour et de horreur o [avec] grant reverence... — BERCHEURE, f° 12

XVe s.

  • Li crestien n'ont pas horreur De mariage, ains à honneur Le tiennent et à chose honneste — Mystère de Barl. et Josaph. dans GUI DE CAMBRAI, p. 410

XVIe s.

  • Encores qu'il n'y eust point d'enfers, si a elle [l'âme] horreur de l'offenser [Dieu] — CALV., Instit. 6
  • Ainsi combien que de propos deliberé il s'estudiast à mespriser Dieu, si falloit-il que maugré ses dens il l'eust en horreur [en eût peur] — ID., ib. 7
6 autres citations
  • Estans prests de commettre toute vilenie et turpitude, sinon que l'horreur de la loy les restreint — ID., ib. 263
  • .... ce qui est fait pour nous engendrer un plus grand horreur de toutes autres especes d'en abuser — ID., ib. 289
  • Ô la belle chose que ce seroit, de ne voir point le païsan s'effrayer des gens de guerre, qui sont aujourd'hui l'horreur des villages ! — LANOUE, 271
  • En cette inconstance que les horreurs de la mort lui apportoient, il lui eschappa que, si le coup estoit à faire, il le feroit encore — D'AUB., Hist. I, 181
  • L'horreur est moindre que la rigueur : aussi elle n'esbranle que la peau et le cuir — PARÉ, XX, 20
  • Sain, j'ay eu les maladies beaucoup plus en horreur que lors... — MONT., I, 82
Étymologie

Provenç. horror, orror ; espagn. horror ; ital. orrore ; du lat. horrorem, horrere, avoir en horreur, se hérisser, causatif du radical sanscrit, harsch, hérisser. Suivant un mauvais désir de latinisme, on tenta, au XVIe siècle, de faire horreur du masculin comme tant d'autres noms en eur.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « horreur » du Wiktionnaire.

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