huître
- nature
- nom féminin
- diction
- [ɥitʁ] · 1 syllabe
- usage
- 4 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Mollusque marin bivalve, à la chair translucide, utilisé pour la production de perles et de nacre ou pour la consommation humaine.
- Au premier rang des coquillages il faut placer l’huître, cet incomparable mollusque, qui est devenu si cher ces dernières années. J. Sévrette, Cabourg et ses environs
-
figuré Personne peu intelligente
- Avoir le QI d’une huître.
- argot Crachat de mucus, de couleur verdâtre si le cracheur est atteint d’une inflammation des bronches.
- Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. À rapprocher de conque, coquille, coquille Saint-Jacques et vannet.
Citation
Un jour deux pèlerins sur le sable rencontrent Une huître que le flot y venait d'apporter
Origine du mot
Du latin ostrea, même sens. Le ‹ h › initial, non étymologique, a été ajouté en moyen français par les clercs du Moyen Âge pour éviter la lecture vitre, ‹ u › et ‹ v › s’écrivant de la même façon dans la typographique de l’époque → voir huile, huis et huit.
Dans le dictionnaire latin : ostrea
1873 — le Littré
HUÎTRE s. f. (ui-tr')
1 Mollusque acéphale hermaphrodite, renfermé dans une coquille à deux valves dissemblables réunies par un ligament.
- Un jour deux pèlerins sur le sable rencontrent Une huître que le flot y venait d'apporter — LA FONT., Fabl. II, 9
- L'huître est pour le juge ; Les écailles pour les plaideurs — ID., ib. I, 21
4 autres citations
- Des sottises d'autrui nous vivons au Palais ; Messieurs, l'huître était bonne : adieu, vivez en paix — BOILEAU, Épît. II
- Mme Denis mangera demain vos huîtres ; je pourrai bien en manger aussi, pourvu qu'on les grille ; je trouve qu'il y a je ne sais quoi de barbare à manger un aussi joli petit animal tout cru — VOLT., Lett. Chabanon, 21 décembre 1767
- L'huître ouvre son écaille, et reçoit, avec l'eau de la mer, des corpuscules et des insectes de différents genres — BONNET, Consid. corps org. Œuv. t. V, p. 152, dans POUGENS.
- Moi, s'écria Garnier d'une voix tonnante, j'arrive du Havre où m'avait appelé la nouvelle de la mort de mon oncle, que j'ai trouvé à déjeuner, mangeant sa huitième douzaine d'huîtres — CH. DE BERNARD, la Femme de quarante ans, § IX
Genre ostrea, type de la famille des ostracées, où l'on distingue : l'huître comestible, dite simplement huître, c'est celle qui est servie sur les tables, ostrea edulis, L. ; l'huître pied de cheval, ostrea hippopus, L. ; l'huître virginique, appelée vulgairement pirogue ; l'huître crête de coq, connue sous le nom de crête de coq, aussi bien que le strombe crête de coq.
Huître perlière, huître où l'on trouve les perles.
- On sait que c'est à la classe des huîtres qu'appartient ce riche coquillage, dont la coquille est incrustée de nacre et qui fournit les perles — BONNET, Contempl. nat. XII, 26, note 6
2 Huître à l'écaille, se disait autrefois de l'huître qu'on mange. non relevé aujourd’hui
- Vous n'avez jamais vu la mer que dans une huître à l'écaille — CYRANO DE BERGERAC, Pédant joué, I, 4
Fig. C'est une huître à l'écaille, c'est une bête.
3Fig. et familièrement. Personne stupide. Quelle huître !
Il chante, il joue comme une huître, il chante, il joue très mal.
4 Huître épineuse, espèce de coquillage marin à fond blanc. non relevé aujourd’hui
Huître feuillée, autre espèce de coquillage, tacheté de pourpre.
Remarque
On dit l'écaille et non la coquille d'une huître.
Historique
XIIIe s.
- En riens, fors en bien faire, ne se vuellent acroistre, Car ne prisent le munde la montance d'une oistre — J. DE MEUNG, Test. 1168
XIVe s.
- ....Les bestes imparfettes sont qui ne se meuvent d'un lieu, comme moules et oystres — ORESME, Eth. 30
XVe s.
- Faut-il endurer ce sanglot [mal, offense] Ainsi comme huistres de Quancalles ? — Myst. du siége d'Orléans, p. 663
- Les aultres sont entrez en cloistres De Celestins et de Chartreux, Bottés, housés com pescheurs d'oystres ; Voylà l'estat divers d'entre eulx — VILLON, Gr. Testam.
XVIe s.
- Coquille d'œufs, coquille de limassons, escailles d'ouistres — O. DE SERRES, 905
Étymologie
Wallon, witt, s. f. ; provenç. et espagn ostra ; ital. ostrica ; du lat. ostrea ou ostreum, qui vient du grec ὄστρεον.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « huître » du Wiktionnaire.