Le chœur se mit à chanter une autre hymne.Dan Simmons, L’Éveil d’Endymion, 1997, traduit par Monique Lebailly
Cantique.
Pâques aux hymnes matinales et joyeuses.Aloysius Bertrand, Gaspard d la nuit, 1842
3 emplois spécialisés
Antiquité
Poème chanté.
Dans un de ses hymnes sacrés le prophète s’écrie : « Les cieux racontent ta gloire, ô Jéhovah ! »Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842
Musique
Chant solennel composé pour célébrer la patrie, ses défenseurs, etc.
La langue de la République est le français[…]
L’hymne national est la Marseillaise.Article 2. de la Constitution française du 4 Octobre 1958
Chant
Chant (chrétien) à la louange de Dieu.
Citation
Peuples de toute la terre, poussez vers Dieu des cris d'allégresse ; chantez un hymne à la gloire de son nom, et relevez-la par vos louanges
Lemaistre de Sacy, Bible, psaume LXV, 2
Origine du mot
Du latin hymnus, lui-même du grec ancien ὕμνος, peut-être une variante du mot qui nous donne hymen, hyménée. Le mot est passé du masculin au féminin en ancien français, « plus ordinairement féminin » au dix-septième siècle, puis étymologiquement rapporté au genre masculin. ymne (Psautier d’Oxford) et hymne (Conception de Notre Dame).
1 Chez les anciens, poëme en l'honneur des dieux ou des héros. encore relevé aujourd’hui
2 Cantique en l'honneur de la divinité. encore relevé aujourd’hui
Peuples de toute la terre, poussez vers Dieu des cris d'allégresse ; chantez un hymne à la gloire de son nom, et relevez-la par vos louanges — SACI, Bible, psaume LXV, 2
3 En général et poétiquement, chant. encore relevé aujourd’hui
Ces bois vont retentir des hymnes du matin — C. DELAV., Paria, I, 3
Dans l'hymne de la nature, Seigneur, chaque créature Forme à son heure en mesure Un son du concert divin — LAMART., Harm. I, 3
4 S. f. Terme de liturgie. Prière en strophes conformes à la prosodie latine, que l'on chante dans l'église. Une belle hymne.
Remarque
La distinction qui fait hymne du féminin en parlant des hymnes de l'Église, n'a rien qui se justifie, soit dans l'étymologie, soit dans l'historique du mot.
Historique
XIIe s.
Bels sires, entend à l'ureisun de tun serf, et oi le ymne e la priere que jo te faz — Rois, p. 261
XVIe s.
Vostre hynne est achevé, je ne vous lou'ray plus — RONS., 846
Chanter l'hymne du cygne — COTGRAVE
Étymologie
Provenç. hymne ; esp. himno ; ital. inno ; du lat. hymnus, qui vient du grec ὕμνος. Les étymologistes le tirent de ὕδω, chanter, bien que υ soit long dans ὕμνος et bref dans ὕδω. Au contraire, d'après Curtius, ὕμνος est de même racine que ὑφάω, tisser, ὑφὴ, ὕφος, tissu ; à l'époque reculée où l'écriture était inconnue, la plupart des mots qui servent à indiquer une composition poétique étant empruntés à l'art du tisserand, du constructeur, etc.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0).Édition papier :
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