maxime
- nature
- nom féminin
- diction
- [maksim] · 2 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Proposition générale qui sert de principe, de fondement, de règle dans un art, dans une science, et particulièrement en matière de politique et de morale. Par exemple, Trajan disait « ces maximes de Zalmoxis » en parlant avec admiration à propos des enseignements du chef spirituel des Daces.
- Mon ami, dit Holkbar, aussitôt pris, aussitôt empalé : c'est ma maxime. Alfred Assolant, Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, 1867
-
Recueil de pensées.
- Les Maximes de La Rochefoucauld.
1 emploi spécialisé
- Musique Figure de note dont la valeur est égale à deux longues.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent de maximer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de maximer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de maximer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de maximer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de maximer.
Citation
On ne peut trop louer trois sortes de personnes, Les dieux, sa maîtresse et son roi ; Malherbe le disait, j'y souscris quant à moi ; Ce sont maximes toujours bonnes
Origine du mot
Du latin maxima.
Dans le dictionnaire latin : maxima
1873 — le Littré
MAXIME1 s. f. (ma-ksi-m')
1 Proposition générale qui sert de règle.
- Leurs maximes de feu et de sang assurent et fortifient la malice, quand elle est encore craintive et douteuse — BALZAC, De la cour, 7e disc.
- N'écoutez point pour lui ces maximes cruelles — CORN., Poly. III, 3
19 autres citations
- On ne peut trop louer trois sortes de personnes, Les dieux, sa maîtresse et son roi ; Malherbe le disait, j'y souscris quant à moi ; Ce sont maximes toujours bonnes — LA FONT., Fabl. I, 14
- Pour gagner les hommes, il n'est point de meilleure voie que.... de donner dans leurs maximes, encenser leurs défauts, et applaudir à ce qu'ils font — MOL., l'Avare, I, I
- Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer — PASC., Pens. VI, 1
- Les sujets ont cessé de révérer les maximes de la religion quand ils les ont vues céder aux passions et aux intérêts des princes — BOSSUET, Reine d'Anglet.
- Siècle vainement subtil, où l'on veut pécher avec raison, où la faiblesse veut s'autoriser par des maximes, où tant d'âmes insensées cherchent leur repos dans le naufrage de la foi — ID., Ann. de Gonz.
- Aussi avait-il pour maxime, écoutez, c'est la maxime qui fait les grands hommes : que, dans les grandes actions, il faut uniquement songer à bien faire, et laisser venir la gloire après la vertu — ID., Louis de Bourbon.
- Socrate donnait pour maxime qu'il fallait que chacun suivît la religion de son pays — ID., Hist. II, 5
- Carthage tenait pour maxime de n'avoir que des troupes étrangères — ID., ib. III, 6
- C'était sa maxime que la raillerie ne convient pas à ceux qui sont élevés au-dessus des autres — FLÉCH., Dauphine.
- Le vin au plus muet fournissant des paroles, Chacun a débité ses maximes frivoles, Réglé les intérêts de chaque potentat.... — BOILEAU, Sat. III
- La ballade, asservie à ses vieilles maximes, Souvent doit tout son lustre au caprice des rimes — ID., Art p. II
- Mais si de vos flatteurs vous suivez la maxime — RAC., Brit. IV, 3
- Après que vous aurez posé pour maxime qu'on peut violer les règles de la probité — FÉN., Tél. X
- Vous vous faites des maximes qui diminuent à vos yeux vos propres fautes — MASS., Car. Tiédeur, 1
- Ils [les Romains] vainquirent tous les peuples par leurs maximes ; mais, lorsqu'ils y furent parvenus, leur république ne put subsister — MONTESQ., Rom. ch. 18
- Je hais les mauvaises maximes encore plus que les mauvaises actions — J. J. ROUSS., Hél. I, 30
- On sait bien que tout homme qui pose des maximes générales entend qu'elles obligent tout le monde excepté lui — ID., ib. III, 22
- Une maxime ou un principe est un jugement dont la vérité est fondée sur le raisonnement ou sur l'expérience — CONDILLAC, Art d'écrire, II, 9
- Les maximes sont d'un grand usage en morale et en politique : elles expriment la profondeur de celui qui écrit, parce qu'elles supposent souvent beaucoup d'expérience, de réflexions fines et de grandes lectures — ID., ib.
Les maximes d'État, les maximes que les politiques se faisaient pour le gouvernement et par lesquelles ils se mettaient souvent au-dessus des règles de la morale.
- Le séjour de votre potentat Qui n'a que ses fureurs pour maxime d'État — CORN., Sertor. III, 2
2 Au plur. Titre donné à certains ouvrages de morale. Les Maximes de la Rochefoucauld.
Une maxime, une proposition qui appartient ou pourrait appartenir à un livre de maximes.
- Je fis l'autre jour une maxime tout de suite sans y penser, et je la trouvai si bonne que je crus l'avoir retenue par cœur de celles de M. de la Rochefoucauld — SÉV., 62
- Ce ne sont point des maximes que j'ai voulu écrire ; elles sont comme des lois dans la morale ; et j'avoue que je n'ai ni assez d'autorité, ni assez de génie pour faire le législateur — LA BRUY., Caract. Préface
Remarque
Au XVIIe siècle, quelques-uns faisaient maxime du masculin, d'après Marguerite Buffet, Observ. p. 191.
Synonyme
MAXIME, SENTENCE. La maxime est une proposition importante qui sert de règle dans la conduite ; ce qui domine dans la signification de ce mot, c'est la grandeur, la force. La sentence est une proposition courte qui instruit et enseigne ; ce qui domine dans la signification de ce mot, c'est l'idée d'opinion, de manière de voir. Le malheur est le grand maître de l'homme, est une sentence ; Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît, est une maxime. Mais c'est aussi, si l'on veut, une sentence ; de sorte que sentence est plus général que maxime ; il peut se dire là où maxime se dit, mais maxime ne peut pas se dire partout où l'on dit sentence.
Historique
XVIe s.
- Il [la Boëtie] avoit une maxime souverainement empreinte en son ame, d'obeyr et de se soubmettre très religieusement aux loix soubs lesquelles il estoit nay — MONT., I, 221
Étymologie
Lat. maxima, sous-entendu sententia, sentence très grande, générale (voy. MAXIMUM) ; cet emploi du superlatif appartient au latin du moyen âge, et encore assez récent.
MAXIME2 s. f. (ma-ksi-m')
Terme de plain-chant. Note qui vaut deux carrées ou quatre rondes.
Étymologie
Lat. maxima, très grande (note).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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