nonchalance
- nature
- nom féminin
- diction
- [nɔ̃ʃalɑ̃s] · 3 syllabes
- attesté
- 1201
- usage
- 5 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Laisser-aller ; négligence ; apathie.
- Elle était sobre, très propre et n’ayant d’autre défaut que beaucoup de paresse, la nonchalance régnant dans toutes ses actions et dans toute sa personne, malgré l’air de vivacité que ses yeux annonçaient. Donatien Alphonse François de Sade, Les Cent Vingt Journées de Sodome, ou l’École du libertinage, 1785, introduction
-
Mollesse ; langueur ; indolence.
- Penchés comme en une nonchalance de rêve sur les petits murs terreux, les amandiers pleurent leurs larmes blanches sous la caresse du vent... Isabelle Eberhardt, Pleurs d’amandiers, 1903
-
littéraire Relâchement, insouciance où l’on se complaît.
- Et pouvait-il, après cela, retourner à nos longues nonchalances, retrouver nos plages et l’indolence magique des jours passés ? Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme, Grasset, 1966
Citation
Contre ceux qui, sur la confiance de la miséricorde de Dieu, demeurent dans la nonchalance sans faire de bonnes œuvres
Origine du mot
Nonchalant ; provenç. nonchalansa. — Littré, 1873
1873 — le Littré
NONCHALANCE s. f. (non-cha-lan-s')
1 Disposition de celui qui ne se soucie de rien ; manque de soin.
- Contre ceux qui, sur la confiance de la miséricorde de Dieu, demeurent dans la nonchalance sans faire de bonnes œuvres — PASC., Pens. XXIV, 32, note 1, éd. HAVET.
- Les défauts de Montaigne sont grands.... il inspire une nonchalance du salut, sans crainte et sans repentir — ID., ib. XXIV, 24
3 autres citations
- De telles nonchalances pour ce qui vous regarde — SÉV., 17 mars 1680
- Allant à la mort avec la même nonchalance qu'il aurait continué de vivre — DIDER., Claude et Nér. II, 65
- À la seconde, au plus tard à la troisième génération, les Tartares, les Turcs, les Persans, les Européens mêmes prennent la nonchalance indienne — RAYNAL, Hist. phil. V, 34
2 Mollesse, abandon. encore relevé aujourd’hui
- Les nonchalances sont ses plus grands artifices [de la beauté] — RÉGNIER, Sat. IX
- La nonchalance embellit une petite chose, et en gâte toujours une grande — DIDEROT, Pensées sur la peint. Œuv. t. XV, p. 231, dans POUGENS.
Historique
XIIIe s.
- Pour quoi l'on pert aucune fois sa querelle par nonchalance — As. de Jérus. 103
- Li un les lessent perdre [les femmes] par droite nonchalance, Li autre par bobant, li autre par enfance — J. DE MEUNG, Test. 469
XVIe s.
- Afin qu'ils ne se flattent point en leurs pechez par nonchalance de son jugement [de Dieu] — CALVIN, Instit. 238
- Entre ce bas et vil soing et cette profonde nonchalance laissant tout aller à l'abandon — MONT., I, 282
1 autre citation
- Le vice contraire à la curiosité, c'est la nonchalance — ID., II, 42
Étymologie
Nonchalant ; provenç. nonchalansa.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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