obstination

nature
nom féminin
diction
[ɔpstinasjɔ̃] · 4 syllabes
attesté
1101
usage
13 par million de mots
parenté
obstiner

Sens et définitions

Nom 2

  1. Action de s’obstiner, de s’attacher opiniâtrement à une idée, à un sentiment, à une entreprise.
    • Bert, avec l’obstination convulsive de l’instinct, s’étaya contre les parois, jusqu’à ce que le ballon piquât du nez. H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 252 de l’édition de 1921
  2. Qualité de celui qui est obstiné.
    • Obstination au travail, à l’étude.

Citation

Je sais quelle est l'humeur et l'esprit d'un chrétien ; Dans l'obstination jusqu'au bout il demeure
Pierre Corneille, Poly. III, 3

Origine du mot

Emprunt au latin obstinatio (« persévérance, fermeté »), lui-même dérivé d’obstino.

Dans le dictionnaire latin : obstinatio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

OBSTINATION s. f. (ob-sti-na-sion ; en vers, de cinq syllabes ; au XVIe siècle, d'après Bèze, au XVIIe d'après Ménage, on prononçait ostination, ce qui est aujourd'hui la prononciation populaire)

Action de s'obstiner ; état de celui qui s'obstine. encore relevé aujourd’hui

  • Je sais quelle est l'humeur et l'esprit d'un chrétien ; Dans l'obstination jusqu'au bout il demeure — CORN., Poly. III, 3
  • Mais, après les efforts de cette déférence, Si tu gardes encor la même violence, Peut-être saurons-nous apaiser autrement Les obstinations de ton emportement — ID., la Veuve, III, 3
8 autres citations
  • Leur obstination s'irrite par les peines — ROTR., St Genest, II, 8
  • Croyez-vous l'emporter par obstination ? — MOL., Fâch. II, 4
  • J'essayai de lui faire connaître mon motif ; mais ma justification accrut son doute, et il prit mes excuses pour une obstination — PASC., Lett. à Jacqueline, 26 janv. 1648
  • L'ignorance présomptueuse, qui est la mère de l'obstination — BOSSUET, États d'oraison, I, 11
  • Commendon avait trop d'obstination et d'aigreur — FLÉCH., Commendon, IV, 7
  • On voyait [à Paris] des troupes de mendiants, sans religion et sans discipline, demander avec plus d'obstination que d'humilité — ID., Aiguillon.
  • On a de la peine à comprendre l'obstination des anciens à croire que la mer Caspienne était une partie de l'Océan — MONTESQ., Esp. XXI, 9
  • Touchés des maux qu'enduraient les Français par leur obstination aux guerres civiles — ANQUETIL, Ligue, III, 146
Historique

XIIe s.

  • Il layerent [laissèrent] lo parleir par la grant duresce et la grant obstination des homes k'il veoyent — ST BERN., 527

XVe s.

  • Et en toutes ses entreprises n'y avoit point d'effect, et ne faisoit que perdre temps, gens et pays, par ses folles obstinations — JEAN DE TROYES, 1476

XVIe s.

  • L'ambition et l'obstination qui estoit en Lysander luy procedoit de la discipline et nourriture laconique — AMYOT, Lysand. 2
Étymologie

Provenc. obstinatio ; esp. obstinacion ; ital. obstinazione ; du lat. obstinationem, de obstinare, obstiner.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « obstination » du Wiktionnaire.

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