parapet

nature
nom masculin
diction
[paʁapɛ] · 3 syllabes
attesté
1501
usage
12 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. figuré Garde-fou, protection.
    • Qu’il s'agisse de morale ou de politique, du théâtre classique ou de la métaphysique orthodoxe, il est l’ennemi-né de tous les parapets et de toutes les lois. Joseph Reinach, Diderot, 1894
4 emplois spécialisés
  1. Fortification Massif de terre ou de maçonnerie qui surmonte un rempart ou une tranchée et qui les protège contre le feu de l’ennemi.
    • Derrière ces abattis, j'élève un parapet avec une banquette & un fossé en avant. Je place, derrière ce parapet, des compagnies de Chasseurs & l’Infanterie des Troupes Légères. Lancelot Turpin de Crissé, Commentaires sur les institutions militaires de Végèce, livr. 1, chapitre 10, Paris, Nyon aîné, 1783, page 211
  2. Architecture Muret à hauteur d’appui, élevé sur le bord d’une terrasse, sur les côtés d’un pont, le long d’un quai, etc., pour servir de garde-fou.
    • Je regrette l'Europe aux anciens parapets. Arthur Rimbaud, Le bateau ivre
  3. Sécurité des personnes Élément de construction vertical massif délimitant une surface surélevée telle qu'une toiture, un balcon, une terrasse, un pont ou un remblai.
  4. Hydrologie et hydrographie Mur d'appui le long d'une rive ou d'un quai, faisant office de garde-fou, et destiné à protéger cette rive ou ce quai contre les assauts de la mer.

Origine du mot

De l’italien parapetto, composé de parare et de petto, littéralement « protège-poitrine ».

Les mots français venus de l’italien

1873 — le Littré

PARAPET s. m. (pa-ra-pè ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : des pa-ra-pè-z en terre ; parapets rime avec traits, succès, paix, etc.)

1 Mur à hauteur d'appui, élevé sur le bord d'un pont, d'une terrasse, etc. Un pont sans parapet. encore relevé aujourd’hui

2Terme de fortification. Partie supérieure d'un rempart qui couvre les défenseurs et par-dessus laquelle ils font feu. Dans les siéges et dans la fortification passagère, le parapet n'est le plus souvent formé que par une simple levée de terre. encore relevé aujourd’hui

Historique

XVIe s.

  • Les remparts en dedans les murs des villes doivent estre larges de vingt pieds, sçavoir les fraises ou parapels de cinq pieds, où il y a des parapels, et quinze pieds hors des parapels — Nouv. coust. gén. t. I, p. 1114
Étymologie

Ital. parapetto, de parare, garantir (voy. PARER), et petto, poitrine (voy. PIS, s. m.) ; génev. parapel.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « parapet » du Wiktionnaire.

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