pinacle

nature
nom masculin
diction
[pinakl] · 2 syllabes
attesté
1201
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 6

  1. figuré Position la plus élevée, la plus enviable ou la plus estimée, s’opposant au pilori.
    • Nicklausse, le Seigneur t’a choisi pour t’élever au pinacle des honneurs et de la gloire. Erckmann-Chatrian, Le Trésor du vieux seigneur, page 6, J. Hetzel, 1867
5 emplois spécialisés
  1. Antiquité Partie la plus élevée d’un édifice.
  2. Architecture Clocheton élancé de forme conique ou pyramidale qui sert de couronnement à un contrefort, ou qui est érigé aux extrémités d'un fronton ou d'un gâble, dans les édifices gothiques ou de style gothique.
    • De style ogival flamboyant, à ornementation très fouillée, surtout dans la façade et les tours, ses arcs-boutants, ses clochetons, ses pinacles gothiques sont remarquables. Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923
  3. Paléontologie Construction de corail, vivant ou mort, en relief sur le fond d'un lagon. absent du Littré
  4. Géomorphologie et géomorphogénie Élévation de roche massive aux parois irrégulières.
  5. Styles en architecture Couronnement ou amortissement ayant une forme conique ou pyramidale et orné de feuillages, crosse, fleuron (Moyen-Age, époque romantique).

Citation

Il [Satan] transporte le Fils de Dieu sur le pinacle du temple
Bossuet, 1er serm. Démons, 2

Origine du mot

Du latin pinnaculum (« faîte »), de pinna (« créneau »).

Dans le dictionnaire latin : pinnaculum

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

PINACLE s. m. (pi-na-kl')

Le pinacle du temple, et, absolument, le pinacle, la partie la plus élevée du temple de Jérusalem, celle où Jésus-Christ fut transporté quand il fut tenté par le démon (usité au propre seulement en cette locution).

  • Il [Satan] transporte le Fils de Dieu sur le pinacle du temple — BOSSUET, 1er serm. Démons, 2

Fig. et familièrement. Être sur le pinacle, être dans une position très élevée.

  • La consolation de Maulevrier fut de trouver la princesse des Ursins de plus en plus au pinacle — SAINT-SIMON, 147, 147

Fig. Mettre quelqu'un sur le pinacle, le mettre, l'élever au-dessus de tous les autres.

  • M. de Lauzun, qu'elle [la comtesse de Fiesque] voulait mettre sur le pinacle — SÉV., 17 janv. 1689
Historique

XVIe s.

  • Tant y estoit venu grande multitude ...que toutes les fenestres, les arceaus et les gaileries, voire tous les pinacles et faistes des murailles estoient chargez de gens — Alector, roman, p. 136
Étymologie

Espagn. pinaculo ; ital. pinacolo ; bas-latin, pinnaculum ; du lat. pinna, sommet ; comparez PIGNON 1.

Supplément au dictionnaire

PINACLE. - HIST. XVIe s. Ajoutez :

  • Adoncques le diable le transporta en la saincte cité, et le mist sur le pinacle du temple — Matthieu IX, 5, Nouv. Test. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, 1525

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « pinacle » du Wiktionnaire.

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