présage

nature
nom masculin
diction
[pʁezaʒ] · 2 syllabes
usage
5 par million de mots
parenté
présager

Sens et définitions

Nom 3

  1. Augure, signe par lequel on juge de l’avenir.
    • Tous ces présages paraissaient fatals à la pauvre femme; […]. Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes
  2. Conjecture de l’augure, bon ou mauvais, qu’on tire de ce signe.
    • Un hibou hulula dans le lointain, ce qui, chez les Navajos, était un mauvais présage. Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, 2018
  3. Conjecture tirée d’un fait quelconque.
    • Tout cela était d’excellent présage. Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 475

Formes fléchies 5

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de présager.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de présager.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de présager.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de présager.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de présager.

Citation

Le faucon est léger, l'aigle est plein de courage, Le corbeau sert pour le présage
Jean de La Fontaine, Fabl. II, 17

Origine du mot

Du latin praesagium, de praesagire (« prévoir »).

Dans le dictionnaire latin : praesagium

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

PRÉSAGE s. m. (pré-za-j' ; d'après Chifflet, Gramm. p. 183, on prononçait présâge)

1 Signe par lequel on juge de l'avenir. repris par le Wiktionnaire

  • Un songe vous fait peur ? - Ses présages sont vains — CORN., Poly. I, 2
  • Le faucon est léger, l'aigle est plein de courage, Le corbeau sert pour le présage — LA FONT., Fabl. II, 17
6 autres citations
  • Quand il faut détourner quelque funeste présage — FÉN., Tél. XXII
  • J'accepte ces présages que je crois heureux — ID., ib. XVIII
  • Ce phénomène [une éclipse] jeta l'épouvante et la consternation dans l'esprit des Athéniens, qui étaient accoutumés, par superstition et par l'ignorance des causes naturelles, à regarder ces sortes d'événements comme des présages funestes — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. III, p. 501, dans POUGENS
  • Des présages de trépas couvrirent son visage, son arrêt parut écrit — MASS., Or. fun.
  • Villars Avais-je raison de croire aux présages ? — STAËL, Corinne, XV, 2
  • Alors, comme les peuples superstitieux, nous eûmes nos présages, nous entendîmes parler de prédictions ; quelques-uns prétendirent qu'une comète avait éclairé de ses feux sinistres notre passage de la Bérézina — SÉGUR, Hist. de Nap, XII, 2

2 Conjecture qu'on tire du présage. encore relevé aujourd’hui

  • Lorsqu'on voit paraître quelque signe de changement de temps et le moindre présage de brouillerie — BALZ., le Prince, 17
  • Mon ami prenait ce discours à bon présage — PASC., Prov. II
1 autre citation
  • Et tout le peuple même, avec dérision, Observant la rougeur qui couvrait mon visage, De ma chute certaine en tirait le présage — RAC., Esth. III, 1
Historique

XVIe s.

  • ....Par son sçavoir il devançoit son age, De sa grandeur future infaillible presage — DESPORTES, Tombeau de Desportes.
Étymologie

Lat. præsagium, de præ, avant, et sāgire, avoir les sens subtils ; sāgus, devin.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « présage » du Wiktionnaire.

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