proscription
- nature
- nom féminin
- diction
- [pʁɔskʁipsjɔ̃] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- proscript
Sens et définitions
Nom 3
-
Action de proscrire une personne, bannissement.
- Staline s'était signalé par des proscriptions impitoyables : découvertes de complots, exécutions d'agents de l'ennemi, épurations à coup de révolver. Victor Serge, Portrait de Staline, 1940
-
Abolition, suppression, interdiction.
- Cette proscription n'était pas celle qu'une femme aimante frappe sur le monde entier au profit d'un seul être ; elle sait alors rire et plaisanter. Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832
1 emploi spécialisé
-
Antiquité
Condamnation à mort sans forme judiciaire, et qui pouvait être mise à exécution par quelque particulier que ce fût.
- … ce système devait, de guerre en guerre, de proscription en proscription, de servitude en servitude, aboutir vers la fin à une dépopulation effroyable. :Modèle:Citation/Jules Michelet/Histoire de France/1880
Citation
Le ravage des champs, le pillage des villes, Et les proscriptions, et les guerres civiles
Origine du mot
Du latin proscriptio.
Dans le dictionnaire latin : proscriptio
1873 — le Littré
PROSCRIPTION s. f. (pro-skri-psion ; en vers, de quatre syllabes)
1Terme d'antiquité romaine. Condamnation à mort sans formes judiciaires et qui pouvait être exécutée par le premier venu. encore relevé aujourd’hui
- Le ravage des champs, le pillage des villes, Et les proscriptions, et les guerres civiles — CORN., Cinna, I, 3
- Les proscriptions de Sylla et d'Octave n'approchèrent pas des massacres des Cévennes, ni pour le nombre, ni pour la barbarie — VOLT., Mœurs, Rem. XVI
2 autres citations
- Les proscriptions de Sylla, qui avilirent l'esprit de la nation et la préparèrent à l'esclavage — D'ALEMB., Éloges, Montesquieu. L.
- Sylla fut le premier qui introduisit ces tables de proscription, comme le rapporte Velleius Paterculus — BOUCHAUD, Instit. Mém. scienc. mor. et pol. t. V, p. 143
Proscription des biens, partage ou vente des biens d'un débiteur en fuite, au profit de ses créanciers ; c'est ce qu'on nommait proscription civile, par opposition à proscription politique.
2Par extension, mesures violentes prises contre les personnes dans les temps de troubles civils.
- De la proscription le génie odieux, Ayant partout des bras, des oreilles, des yeux, Des cités aux hameaux parcourt la France entière, Comme au palais des grands frappe à l'humble chaumière — DELILLE, Pitié, III
3Fig. Abolition, destruction. La proscription d'un usage.
- Qui pourrait rendre raison de la fortune de certains mots, et de la proscription de quelques autres ? — LA BRUY., XIV
Étymologie
Lat. proscriptionem, de proscribere, proscrire.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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