prunier
- nature
- nom masculin
- diction
- [pʁynje] · 2 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
- Prunus, genre d'arbres de la famille des rosacées.
-
Prunus domestica, arbre fruitier qui produit les prunes.
- Un escabeau s’appuie contre le prunier d’ente. Philippe Delerm, La Première Gorgée de Bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997, page 61
Origine du mot
Bas-lat. prunarius (dans un texte du VIIIe siècle), du lat. prunum, prune. — Littré, 1873
Le mot raconté
Le prunier est formé sur la prune, mais son nom remonte aussi au bas latin prunarius, relevé dans un texte du VIIIe siècle. Il désigne un genre de rosacées où se rangent le prunier domestique, l’épine noire, le prunier de Briançon, le prunier de Chine ou le myrobalan. Derrière le singulier familier se cache donc une famille d’arbres assez diverse.
Les textes du XVe siècle font déjà du prunier le théâtre d’une parole moqueuse ; le XVIe sait qu’il peut recevoir la greffe du cerisier et du guinier. Le mot a aussi produit une expression qui assimile la sottise au prunier, rapprochée de celle qui dit l’inutilité par les prunes. De l’arbre fruitier à la boutade, puis aux pratiques de greffe, son histoire mêle la botanique, le verger et les tours de la langue.
1873 — le Littré
PRUNIER s. m. (pru-nié ; l'r ne se prononce pas et ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : des pru-nie-z en fleurs)
- Genre de rosacées, dans lequel on distingue : le prunier domestique, originaire de la Syrie et de la Dalmatie ; le prunier épineux, dit pruneflier, épine noire ; le prunier de Briançon, appelé dans les Alpes marmottier, et dont l'amande fournit l'huile de marmotte ; le prunier de Chine, nommé mal à propos par les horticulteurs amandière à fleurs doubles ; le prunier cérasifère, cultivé dans nos jardins sous le nom de prunier mirobolan — LEGOARANT
Familièrement. Sot comme un prunier, très sot (locution qui a sans doute quelque rapport à la locution pour des prunes, sans résultat, sottement).
Historique
XVe s.
- S'il se taist [le vieillard] affin qu'il complaise, Il est tenu pour fol receu ; S'il parle, on luy dit qu'il se taise Et qu'en son prunier n'a pas creu — VILLON, Ball. en vieux lang.
XVIe s.
- Le prunier reçoit aussi le greffe du cerisier et du guinier, et ce sans extravaguer — O. DE SERRES, 683
Étymologie
Bas-lat. prunarius (dans un texte du VIIIe siècle), du lat. prunum, prune.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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